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Entre
réel et fantastique, Ozon trouve son équilibre.
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Quand
Katie, une femme ordinaire, rencontre Paco, un homme ordinaire,
quelque chose de magique et de miraculeux se produit : la
naissance de Ricky. Mais le petit garçon semble ne
pas être un bébé comme les autres...
Un
film réalisé par François Ozon,
avec Alexandra Lamy, Sergi Lopez...
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Difficile,
une fois le générique de fin sous nos yeux,
de savoir si on a aimé. « Ricky » nous
emporte quelque part, mais la destination est loin d’être
évidente. Entre réel et imaginaire, le réalisateur
parvient une fois encore à troubler nos sens et le
résultat est fortement perturbant. Loin des habituels
drames bourgeois chers à François Ozon, le film
commence comme une fable sociale. Le quotidien d'une mère
seule, ouvrière, passant ses journées derrière
la chaîne d'une usine de produits d'entretien et ses
soirées dans son appartement de cité modeste
avec sa fille. Incarnée par une étonnante Alexandra
Lamy, très loin de l’hystérique Alex d’
« Un gars, une fille », cette mère offre
à l’actrice un vrai rôle de cinéma,
dramatique et poignant. Le style visuel et dépriment
rappelle quant à lui celui des frères Dardenne.
Mais le rythme change tout à coup avec l’arrivée
de Ricky et de sa particularité physique. Deux ailes
qui lui poussent dans le dos et qui font du coup basculer
le film vers l’imaginaire, le fantastique. Un mélange
inattendu, entre drame et humour, pour un film hors de tous
repères.
Coté
technique, le résultat offert par ce master 16/9 livre
une image fidèle aux souhaits du réalisateur.
Pas immaculé, ni rayonnant, l’ensemble joue davantage
sur les teintes plus ternes pour illustrer cet univers urbain.
Un léger grain vient subtilement texturer l’image,
mais sans aucun excès. Les contrastes s’en sortent
eux aussi brillement, tout comme la définition d’ailleurs,
sans fausse note.
La
piste audio Dolby Digital 5.1 présente un paysage sonore
tout en subtilité, sans présence surround excessive,
donnant avant tout la primeur aux dialogues. Quelques effets
ponctuels viennent ci et là animer les voix arrières,
mais ces dernières restent globalement d’une
parfaite discrétion. Dans un parfait esprit d’harmonie
avec le film d’ailleurs.
Pour
ce qui est des bonus, cette édition ne propose malheureusement
rien d’autre que quelques bandes annonces promotionnelles.
Artistique |
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Image |
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Son |
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Bonus |
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Test
rédigé et réalisé par Nicolas
S. | 16/09/2009
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