 |
Une
suite davantage formatée et sans l’effet
de surprise.  |
______________
Les
autorités viennent de perdre le contact avec les occupants
de l'immeuble mis en quarantaine. Personne ne sait vraiment
ce qui se passe à l'intérieur. Dehors, le chaos
règne et la curiosité de certains grandit…
Alors qu’une brigade d'intervention spéciale
équipée de plusieurs caméras est envoyée
sur place pour analyser la situation, un groupe de jeune décide
de trouver un moyen d’entrer dans le bâtiment
pour découvrir ce qu’il s’y passe...
Un
film de Paca Plaza et Jaune Balaguero.
______________
«
REC² » tente clairement de recréer par tous
les moyens l’effet de surprise produit par son prédécesseur.
Mais impossible de reproduire à nouveau l’extraordinaire
effet de surprise livré par le premier film. Même
si cette suite tente d’apporter une explication aux
étranges événements qui nous avaient
été montrés, on n’a inévitablement
ici la désagréable impression d’être
déjà venu en ces lieux et que tout ceci n’est
finalement que du réchauffé. Nettement moins
pénétrante et perturbante, l’expérience
offerte par REC² est juste une suite commerciale (logique…),
mais qui n’offre à présent plus le moindre
intérêt. Les inconditionnels d’explications
(plutôt cousues de fil blanc) repartiront certes avec
une raison à tout cela, mais si comme moi le premier
vous avait quasi traumatisé, évitez d’y
revenir, vous ne pourrez qu’être déçu
par ce retour sur les lieux.
Contrairement
à son prédécesseur, REC² ne nous
propose plus une mais plusieurs caméras. Sans changer
le concept de la captation live, sur le vif, au cadrage parfois
approximatif pour un résultat avant tout naturel et
spontané, on découvre donc plusieurs point de
vue en parallèle, ce qui à pour effet de dynamiser
l’expérience vécue. REC² nous offre
un master tout simplement splendide. On n’est d’ailleurs
souvent surpris par le rendu proposé alors que l’on
est finalement juste devant un « simple » DVD,
avec les limites visuelles que cela implique. Les contrastes
sont parfaits, la profondeur de champ idéale, et l’affichage
irréprochable, livrant un niveau de détails
considérable. La palette colorimétrique ne montre,
elle non plus, aucun faux pas majeur. Un master 16/9 véritablement
de grande qualité. Merci Cinéart pour ce rendu
exemplaire.
Les
pistes audio quant à elles accompagnent idéalement
l’image, avec une nette préférence pour
la version originale espagnole tout de même. La VF ne
se contente cela dit pas de faire de la simple figuration,
en nous proposant une belle immersion et une exploitation
dynamique des enceintes surround. Mais le doublage original
montre tout de même un naturel plus fluide dans les
dialogues et les réactions, et semble aussi plus équilibré
dans son découpage. A préférer donc,
sauf si vous êtes totalement réfractaires à
la langue.
Coté
bonus, vous trouverez sur ce disque, à coté
des traditionnelles bandes annonces promos,
une interview du réalisateur Paco
Plaza, ainsi qu’un module making of revenant
sur le tournage de cette suite.
Artistique |
|
 |
Image |
|
 |
Son |
|
 |
Bonus |
|
 |
Test
rédigé et réalisé par Nicolas
S. | 30/05/2010
______________