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Un
duo improbable, taillé pour l’humour.  |
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Après
sept années passées en prison, Mario Diccara
est libre. N'ayant pas complètement réglé
ses affaires avec le milieu, il demande à la seule
personne de confiance qu'il connaisse, son frère Patrick,
de lui trouver une planque pour se mettre au vert quelque
temps. Patrick, curé de son état, lui suggère
de rejoindre le Père Etienne dans son petit village
de l'Ardèche, endroit où personne n’irait
le chercher. Mario endosse donc la robe pour faire le voyage.
Mais à l'arrivée, les ennuis commencent : le
Père Etienne est décédé et les
villageois prennent Mario pour son remplaçant...
Un
film réalisé par Roger Delaire,
avec Jean-Marie Bigard, Doudi Strajmayster...
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La
crainte avec ce genre de film, c’est de risquer de passer
à coté si l’on n’est pas fan de
l’humoriste en tête d’affiche. Et bien bonne
nouvelle pour tous ceux n’étant pas accroc à
l’humour franchouillard de Jean-Marie Bigard, «
Le missionnaire » s’inscrit dans la tradition
des gentilles comédies françaises, sans prétention,
et pour une fois, Bigard n’en fait pas des tonnes, bien
au contraire. On pourrait même dire que le personnage
lui va comme en gant, tout en retenue et en intériorisation.
Pas besoin d’être un fan inconditionnel donc pour
se laisser porter par le récit. Pour ce qui est du
reste du casting, le mariage improbable de Doudi Strajmayster
(Samantha Oups!) et de l’humoriste grande gueule fonctionne
également plutôt bien. Les deux acteurs, aux
antipodes l’un de l’autre, forment au final une
agréable combinaison comique, entre extravagance et
sobriété. L’intrigue reste quant à
elle un prétexte, succombant souvent à la facilité
et se prêtant à tous les codes les plus communs.
Mais au final les rires sont bien au rendez-vous et après
tout on n’en attendait pas davantage. Un pari réussi
donc.
Soigné,
précis et fidèle au travail de photographie
original, le master 16/9 servi par Melimedias rempli son contrat
à merveille et nous place dans un confort idéal
pour assister au spectacle. Les contrastes sont denses et
les noirs exquis, tout comme la palette colorimétrique,
naturelle et chaude. La définition fait elle aussi
dans l’exactitude, et pas le moindre souci d’encodage
n’est à signaler, si ce n’est peut-être
un saut de couche peu discret.
Pistes
Dolby Digital 5.1 ou 2.0, le choix vous appartient. La première
libère un sympathique paysage sonore frontal, dynamique
et ample, servi par des dialogues parfaitement découpés
et rehaussé par quelques passages solidement soutenus
par des surrounds fracassants. La piste stéréo
fait davantage dans la sobriété, mais ne manque
pas autant d’efficacité.
Pour
ce qui est des bonus, vous trouverez tout d’abord un
making of particulièrement complet
et passionnant sur la conception du projet et son tournage,
ponctué de nombreuses interventions (42’). Vous
découvrirez ensuite la scène de la négociation
en version alternative (8’), sans oublier
3 bandes annonces promotionnelles issues
de catalogue de l’éditeur.
Artistique |
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Image |
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Son |
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Bonus |
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Test
rédigé et réalisé par Nicolas
S. | 23/09/2009
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