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Une
fenêtre ouverte sur l’intolérance religieuse.
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Aaron
est un membre respecté de la communauté juive
ultraorthodoxe de Jérusalem. Marié à
Rivka, il est le père dévoué de quatre
enfants. Cette vie en apparence solide et structurée
va être bouleversée le jour où Aaron rencontre
Ezri. Emporté et ému par ce bel étudiant
de 22 ans, il se détache tout doucement de sa famille
et de la communauté. Mais petit à petit la culpabilité
et les pressions exercées par son entourage le rattrapent,
le forçant à faire un choix...
Un
film réalisé par Haim Tabakman.
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«
Eyes Wide Open » (ou la traduction plus juste du titre
original hébreu « Tu n’aimeras point »)
nous raconte une fois encore l’inadmissible intolérance
prônée par les religions archaïques et sectaires,
qui se défendent pourtant d’être les bases
d’une société de paix et d’amour,
sous le couvert d’un Dieu sauveur. Un décalage
forcément choquant au regard d’une civilisation
occidentale moderne qui avance et qui ne peut assister à
ça qu’en jugeant ces actes comme inadmissibles
et révoltants. Malheureusement, plus des deux tiers
de la civilisation humaine vis encore aujourd’hui des
siècles en retard sur son temps, et il n’est
pas nécessaire d’aller jusqu’à Jérusalem
pour le constater… Être homosexuel en 2010 est
certes plus facile qu’il y a encore deux ou trois décennies,
mais ce film nous prouve que la religion ne peut être
qu’un frein à l’évolution. Le titre
anglais prend alors tout son sens, ouvrez grands les yeux
et rejetez les idées poussiéreuses et méprisables
venues de Rome et d’ailleurs, pour que les différences
deviennent enfin des valeurs, des forces, et non plus une
forme d’exclusion. Malgré un rythme relativement
lent, ce film dirigé par Haim Tabakman vaut la peine
d’être vu pour ne pas se voiler la face davantage
sur la réalité du monde dans lequel nous vivons.
Ceux qui l’ont vécu le savent, il n’y rien
de pire que d’être un jour rejeter par amour…
A méditer.
Coté
technique, le master 16/9 livré par Cinéart
nous offre une image globalement soignée, aux teintes
quelque peu délavées par moments, mais participant
aussi à l’aspect artistique livré par
le film. Un ensemble épuré, presque neutre,
dans des décors souvent vides et minimalistes. La compression
se fait discrète, les contrastes plaisants, et la définition
correcte. On notera à deux ou trois reprises un léger
écart de l’encodage vidéo, mais rien de
vraiment dommageable. Jolis menus animés et sonorisés.
Pour
ce qui des pistes audio proposées, seule une version
originale 5.1 en hébreu est ici présente. Cela
renforce le coté atypique du film, mais pourra peut-être
en déstabiliser (à tort) certains, peu familier
avec la langue. Passez outre cette barrière et laissez-vous
emporter par l’esprit du film, le résultat en
vaut largement la peine. Les surrounds sont néanmoins
discrets et l’essentiel du spectacle se fera sur les
enceintes frontales. Le film s’articule essentiellement
autour des silences et des regards, qui en disent bien plus
que de longs discours.
Concernant
les bonus, vous trouverez ici un agréable making
of revenant sur les coulisses du tournage bien sur,
mais permettant aussi de découvrir les acteurs principaux,
ainsi que le réalisateur, en apartés. Une manière
de mieux cerner les motivations de chacun (22’). Vous
pourrez également visionner diverses bandes
annonces promotionnelles issues du catalogue de l’éditeur.
Artistique |
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Image |
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Son |
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Bonus |
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Test
rédigé et réalisé par Nicolas
S. | 12/02/2010
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