Eyes Wide Open (Tu n'aimeras point)
durée: 90' / Cinéart-TwinPics / sortie le 10 février 2010
Une fenêtre ouverte sur l’intolérance religieuse.
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Aaron est un membre respecté de la communauté juive ultraorthodoxe de Jérusalem. Marié à Rivka, il est le père dévoué de quatre enfants. Cette vie en apparence solide et structurée va être bouleversée le jour où Aaron rencontre Ezri. Emporté et ému par ce bel étudiant de 22 ans, il se détache tout doucement de sa famille et de la communauté. Mais petit à petit la culpabilité et les pressions exercées par son entourage le rattrapent, le forçant à faire un choix...

Un film réalisé par Haim Tabakman.

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« Eyes Wide Open » (ou la traduction plus juste du titre original hébreu « Tu n’aimeras point ») nous raconte une fois encore l’inadmissible intolérance prônée par les religions archaïques et sectaires, qui se défendent pourtant d’être les bases d’une société de paix et d’amour, sous le couvert d’un Dieu sauveur. Un décalage forcément choquant au regard d’une civilisation occidentale moderne qui avance et qui ne peut assister à ça qu’en jugeant ces actes comme inadmissibles et révoltants. Malheureusement, plus des deux tiers de la civilisation humaine vis encore aujourd’hui des siècles en retard sur son temps, et il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’à Jérusalem pour le constater… Être homosexuel en 2010 est certes plus facile qu’il y a encore deux ou trois décennies, mais ce film nous prouve que la religion ne peut être qu’un frein à l’évolution. Le titre anglais prend alors tout son sens, ouvrez grands les yeux et rejetez les idées poussiéreuses et méprisables venues de Rome et d’ailleurs, pour que les différences deviennent enfin des valeurs, des forces, et non plus une forme d’exclusion. Malgré un rythme relativement lent, ce film dirigé par Haim Tabakman vaut la peine d’être vu pour ne pas se voiler la face davantage sur la réalité du monde dans lequel nous vivons. Ceux qui l’ont vécu le savent, il n’y rien de pire que d’être un jour rejeter par amour… A méditer.

Coté technique, le master 16/9 livré par Cinéart nous offre une image globalement soignée, aux teintes quelque peu délavées par moments, mais participant aussi à l’aspect artistique livré par le film. Un ensemble épuré, presque neutre, dans des décors souvent vides et minimalistes. La compression se fait discrète, les contrastes plaisants, et la définition correcte. On notera à deux ou trois reprises un léger écart de l’encodage vidéo, mais rien de vraiment dommageable. Jolis menus animés et sonorisés.

Pour ce qui des pistes audio proposées, seule une version originale 5.1 en hébreu est ici présente. Cela renforce le coté atypique du film, mais pourra peut-être en déstabiliser (à tort) certains, peu familier avec la langue. Passez outre cette barrière et laissez-vous emporter par l’esprit du film, le résultat en vaut largement la peine. Les surrounds sont néanmoins discrets et l’essentiel du spectacle se fera sur les enceintes frontales. Le film s’articule essentiellement autour des silences et des regards, qui en disent bien plus que de longs discours.

Concernant les bonus, vous trouverez ici un agréable making of revenant sur les coulisses du tournage bien sur, mais permettant aussi de découvrir les acteurs principaux, ainsi que le réalisateur, en apartés. Une manière de mieux cerner les motivations de chacun (22’). Vous pourrez également visionner diverses bandes annonces promotionnelles issues du catalogue de l’éditeur.

 
En conclusion
Artistique
 
Image
 
Son
 
Bonus
 

Test rédigé et réalisé par Nicolas S. | 12/02/2010

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Format écran
16/9
1.85:1
  VO VF
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Sous-titres
Français, néerlandais
 
voir la bande annonce

 

 

 

 

 

   

 

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