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Une
œuvre anodine, presque banale, d’une efficacité
troublante.  |
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New
York. Leonard hésite entre suivre son destin et épouser
Sandra, la femme que ses parents lui ont choisie, ou alors
se rebeller et écouter ses sentiments qui le poussent
inexorablement vers sa nouvelle voisine, Michelle, belle et
volage, dont il est tombé éperdument amoureux.
Entre la raison et l'instinct, il va devoir faire le plus
difficile des choix...
Réalisé
par James Gray, avec Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow,
Vinessa Shaw...
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Après
« The Yards » et « La Nuit nous appartient
», c'est la troisième fois que James Gray choisi
Joaquin Phoenix pour jouer le rôle principal de l’un
de ses films. « Two lovers » aurait pu passer
pour un drame sentimental de plus, mais il se révèle
finalement être une œuvre intelligemment forte.
Les premières vingt minutes aux aspects niais et naïfs,
ne servent qu’à mieux bâtir les enjeux
psychologiques et dramatiques qui se construisent au fil du
scénario. Tout au long de ses deux heures, le film
mûri. On notera l'interprétation tout en finesse
et sincérité d’un Joaquin Phoenix qui
déclare avoir rendu ici son dernier rôle pour
le cinéma ; et Gwyneth Paltrow, plus femme, plus libérée
que jamais. On notera aussi et surtout un final qui fustige
le spectateur. Un désarroi absolu, un abandon meurtrier,
et puis l’appel de la raison, pas vraiment sincère
mais pourtant évident et tellement nécessaire.
Une œuvre anodine, presque banale, d’une efficacité
troublante. A voir.
Coté
technique, le master 16/9 de cette édition SD dévoile
une image remarquable de précision et d’éclat,
tout en nuances sobres, affichant une compression discrète
et des contrastes soignés. La définition est
elle aussi particulièrement agréable, même
si le piqué n’est pas toujours exemplaire. La
palette rend toute la splendeur de la photographie cinéma
originale, irréprochable. Encodage sans soucis et saut
de couche passé inaperçu lors de notre vision
test.
Les
pistes audio quant à elles accompagnent judicieusement
l’écrin visuel apporté par le film, avec
une restitution discrète, mais appropriée, des
différentes ambiances. Les surrounds se réveillent
ponctuellement pour soutenir le paysage urbain ou la partition,
mais se montrent d’une présence malgré
tout sporadique. Version originale et version française
affichent l’une et l’autre une dynamique fort
similaire, bien que la version originale libère un
réalisme nettement accru grâce à des dialogues
plus naturels. Doublage FR quoiqu’il en soit soigné
et de circonstance - voix habituelles.
Vous
ne trouverez ici, pour seul et unique extra, que la bande
annonce originale du film malheureusement. Ajoutons
également que le film est présenté d’un
très bel écrin digipack cartonné.
Artistique |
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Image |
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Son |
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Bonus |
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Test
rédigé et réalisé par Laurent
F. | 05/06/2009
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