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Un
voyage poétique et hypnotique.  |
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Après
une rupture douloureuse, Elizabeth se lance dans un périple
à travers l'Amérique, laissant derrière
elle une vie de souvenirs, un rêve et un nouvel ami
- un émouvant patron de bar - tout en cherchant de
quoi panser son coeur brisé. Occupant des emplois de
serveuse, Elizabeth se lie d'amitié avec des clients
dont les désirs sont plus grands que les siens : un
policier tourmenté et sa femme qui l'a quitté,
une joueuse dans la déveine qui a une affaire à
régler... A travers ces destins individuels, Elizabeth
assiste au spectacle du véritable abîme de la
solitude et du vide, et commence à comprendre que son
propre voyage est le commencement d'une plus profonde exploration
d'elle-même.
Réalisé
par Wong Kar Wai, avec Jude Law, Norah Jones, Rachel Weisz,
Natalie Portman...
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Très
attendu ici à la rédaction depuis Cannes l’an
dernier où il fut présenté pour la première
fois, ce nouveau long métrage de Wong Kar Wai n’accède
cependant pas à la note parfaite. Certains classeront
ces reproches dans la colonne de ses qualités, mais
en ce qui me concerne, ce sont bien des défauts, des
indélicatesses, qui se doivent d’être sanctionnées.
Tout d’abord, parlons du rythme du film, ou plutôt
de son manque de rythme récurent. Si le métrage
semble faire l’unanimité dans la plupart des
autres domaines, cet aspect reste manifestement épineux.
Le film peine clairement à trouver sa cadence et cela
le rend par moment presque anesthésique. On attend,
on assiste, mais les évènements tardent à
s’imbriquer. L’autre point noir du film, en ce
qui me concerne, est son visuel granuleux. Si les plans superbes
(généralement en extérieur) alternent
avec d’autres malheureusement affligeants, on ne peut,
et ce même au nom d’une quelconque vision artistique
de génie, glorifier pareil rendu. Nous y reviendrons
plus en détails dans la partie technique, mais ce point
est en ce qui me concerne inacceptable. Il reste alors, et
après ce petit speech peu élogieux au demeurant…
tout le coté sublime de l’œuvre bien évidement,
à commencer par le casting fabuleux qui illustre ce
métrage. Norah Jones en tête, qui signe avec
« My Blueberry Nights » son premier rôle
à Hollywood, suivie de très près par
un Jude Law une fois encore charmeur et fascinant, une Natalie
Portman ultra classe, et une Rachel Weisz divine. Reste aussi
au-delà de tout cela un vrai film de cœur, un
peu naïf certes, mais délectable, telle une poésie
visuelle, pleine de tendresse et charme, à laquelle
il ne manque que peu de chose finalement pour nous emporter
totalement.
Nous
avons abordé succinctement le sujet dans le paragraphe
précédent, mais revenons à présent
sur le coté visuel du film, et plus exactement sur
le rendu DVD. Il est très difficile d’imaginer
comment on pourrait se contenter d’un résultat
aussi granuleux, voir même par moment instable, présentant
une compression visible et dérangeante sur la quasi-totalité
des plans du métrage. N’ayant pas vu le film
en salle, il m’est bien évidement impossible
de comparer ce résultat avec celui que pouvait offrir
le master cinéma, mais ayant fait le test de ce titre
sur deux écrans aux caractéristiques différentes,
je peux haut et fort affirmer que ce résultat est en
ce qui me concerne l’un des plus désolants que
j’ai pu voir depuis bien longtemps, et ceci m’attriste
beaucoup. On notera au rayon des éléments visuels
inacceptables, de très nombreux aplats en arrière
plan, des contrastes peu stables, un grain fortement visible,
donnant par moments l’impression d’un véritable
damier sur les zones sombres, des noirs sans profondeur ni
densité, et une finesse de traits vraiment médiocre.
Alors comment expliquer pareille débâcle me direz
vous ? Et bien là-dessus je reste sans réponse
et je préfère en rester là tout court,
avec ce constat que je qualifierai d’affligeant…
(NDLR : précisons tout de même que l’éditeur
ne nous a pas habitué à ce genre de master,
ne mettons donc pas ici en doute le travail de numérisation
à leur niveau. Cependant la question a été
posée et nous vous tiendrons bien sur informé
de leur réponse).
Mise
à jour et réponse de l'éditeur:
Voici en substance la réponse de Cinéart/TwinPics
suite à notre mail demandant plus d'explication concernant
le rendu viseul du DVD: "Le résultat est scrupuleusement
semblable à la version diffusée en salles, et
est la volonté du réalisateur. Ce rendu "granuleux"
est courant chez Wong Kar-Wai." NDLR: Précisons
tout de même que notre vision test a été
effectuée sur un téléviseur Full HD via
un lecteur DVD branché en connexion HDMi et upscaling
1080p afin d'obtenir un rendu théoriquement optimal.
Nous n'avons cela dit pas trouvé le résultat
concluant. Vision a donc été faite sur un téléviseur
traditionnel, sur lequel les mêmes défauts ont
été là aussi constatés (légèrement
moins accentués tout de même). Notre note concernant
l'image ne sera donc pas modifiée. Merci cela dit à
l'éditeur pour sa réponse rapide.
Coté
audio par contre, si nous ne parlerons pas de perfection,
nous pouvons sans aucun problème parler de résultat
plus que probant. La douce et divine partition musicale nous
emporte d’un bout à l’autre de l’œuvre
de Wong Kar Wai, balancée par la somptueuse voix de
son interprète. Le tout est soutenu par un encodage
multicanaux de précision, avec un équilibre
frontal sans faiblesse, qui nous comble aussi bien en version
originale qu’en version française. La première
des deux apporte tout de même un naturel davantage appréciable,
même si le doublage FR ne souffre d’aucun manquement.
Les
aficionados de matériel extra devront se diriger vers
l'édition collector 2 DVD (non reçue pour ce
test) car l'édition simple ne propose qu'une interview
du réalisateur, et quelques bandes
annonces promotionnelles. Sachez également
qu’une édition Blu-ray (Haute Définition)
est également annoncée à la même
date. Aucun détail ne nous a été transmis
pour le moment sur le contenu de cette dernière.
Artistique |
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Image |
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Son |
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Bonus |
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Test
rédigé et réalisé par Nicolas
S.. | 01/06/2008
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