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Un
rassemblement comique étourdissant.  |
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Un
conservateur terrorisé par les plantes vertes, une
mère plastifiée pour être exposée,
un ballet de Saintes Vierges, des gardiens épuisés
par Rodin, un ministre perdu dans une exposition de sexes,
une voiture disparue au parking Rembrandt, des provinciaux
amoureux des Impressionnistes, touristes galopins galopant
d'une salle à l'autre, passager clandestin dans l'art
premier, Picasso, Gauguin, Warhol, ils sont tous là
dans ce petit monde qui ressemble au grand, dans ce musée
pas si imaginaire que ça, valsant la comédie
humaine jusqu'au burlesque.
Un
film de Jean-Michel Ribes, avec Michel Blanc, Victoria
Abril, Muriel Robin, Josiane Balasko, Gérard Jugnot...
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«
Musée Haut Musée Bas » est l'adaptation
d’une pièce homonyme écrite par Jean-Michel
Ribes, lui-même réalisateur de ce long métrage.
C'est après avoir assisté à la première
représentation de la pièce que Dominique Besnehard,
qui était alors l'agent de Jean-Michel Ribes, lui conseilla
d'en faire un film. Au-delà du burlesque et des caricatures,
« Musée Haut Musée Bas » nous invite
à la réflexion : mais qu'est-ce qu'un musée
après tout ? Qui en sont les visiteurs ? Pourquoi y
viennent ils ? Jean-Michel Ribes expose son regard marginal
et critique sur ce microcosme culturel. Il dirige ainsi particulièrement
notre attention sur tout le petit monde qui participe à
la vie d'un musée : son conservateur, ses guides, ses
artistes, et bien entendu ses visiteurs. Toutes ces personnalités
se retrouvent liées dans un seul et même intérêt,
l'œuvre d'art. Difficile à cerner pour beaucoup,
abstraite pour la plupart, subjective sans aucun doute, Ribes
l’extrapole jusqu’à la caricature, comme
avec ces centaines de photographies de sexes masculins. Mais
l’attrait comique du film réside avant tout et
surtout dans son extraordinaire casting, quasi exclusivement
composé des maîtres du genre en France : Muriel
Robin, Victoria Abril, Michel Blanc, Josiane Balasko, Valérie
Lemercier, François-Xavier Demaison, André Dussolier,
Gérard Jugnot, Fabrice Luchini, Yolande Moreau, Daniel
Prévost, et j’en passe. Un étourdissant
rassemblement de très grandes pointures, qui portent
véritablement l’œuvre d’un bout à
l’autre. Et si l’art c’était ça
après tout ?
Coté
technique, le master 16/9 proposé ici se montre globalement
soigné, affichant des contrastes précis et une
définition convaincante. Cependant, l’ensemble
manque quelque peu d’éclat par moments et de
finesse, surtout dans sa gestion des nuances. La palette rend
quant à elle assez justement hommage au travail de
photographie, sans jamais surcharger l’ensemble. La
seule et unique piste audio proposée, Dolby Digital
5.1, accompagne l’image de manière discrète,
avec essentiellement un écho avant et des dialogues
parfaitement découpés.
Pour
ce qui est des extras, seules trois bandes annonces
promo feront ici office de bonus. Rien d’autre à
signaler malheureusement.
Artistique |
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Image |
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Son |
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Bonus |
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Test
rédigé et réalisé par Laurent
F. | 24/05/2009
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