L'assassinat de Jesse James > par le lâche Robert Ford <
durée: 160' / Warner Home Video / sortie le 7 mai 2008
Un récit historique à la hauteur de la légende.
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Jesse James fut l’un des plus célèbre hors-la-loi des Etats-Unis. Homme du sud, ancien guérillero, Jesse agissait au nom d'une cause, noble et tragique : se venger de l'Union qui avait gâché sa vie. Les concitoyens, de plus en plus urbanisés, de plus en plus coincés et réduits à une vie d'une désolante banalité, voyaient en lui le dernier des aventuriers. Un mythe vivant... Robert Ford était l'un des plus ardents admirateurs de Jesse. Cependant, il était loin de prévoir qu'il entrerait dans l'Histoire comme "le lâche" qui tuerait Jesse James dans le dos.

Un film de Andrew Dominik, avec Brad Pitt, Casey Affleck, Sam Shepard, Sam Rockwell...

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On pouvait craindre le pire en découvrant aux commandes de ce film un réalisateur encore novice, sans véritable référence, s’attaquant tout de même à une légende criminelle issue d’un far west mythique. Chose plus rassurante par contre, est de découvrir dans la liste des producteurs un certains Ridley Scott… Puis, afin d’estomper les derniers doutes qui auraient pu subsisté et nous conforter encore un peu davantage : un casting plutôt rassurant. A l’arrivée, Andrew Dominik nous livre un métrage avec certes quelques soucis de rythme, mais avant tout une oeuvre magnifique. « L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » est une reconstitution historique particulièrement impressionnante. Ni trop romancée, ni trop pointue, mais l’essentiel est dit. Soutenu par son irréprochable casting, le réalisateur n’a donc pas déçu, en livrant un petit bijou du genre. Du « cinéma à l’ancienne » diront certains, plus nostalgique probablement, mais qui paradoxalement nous donne davantage, je trouve, une vision toute neuve. Une récit profondément simple, remarquablement mis en image et dirigé respectueusement, sans en faire trop, ni trop peu.

Coté technique, si l’image se montre par moments granuleuse, ce grain lui offre en contre partie une étoffe probablement involontaire mais visuellement très digne. La gestion des lumières est quant à elle irréprochable, comme lors de cette scène époustouflante de charisme quand Jesse James se tient fièrement sur les rails en attendant que le train s’arrête devant lui. La compression est globalement maîtrisée, laissant apparaître quelques aplats lors de certaines scènes sombres mais rien de vraiment dramatique. La définition et les contrastes s’en sortent quant à eux très bien. Précision et définition de rigueur.

Pistes Dolby Digital 5.1 en VO et en VF. La première des deux s’impose tout de même comme étant la plus convaincante, avec des dialogues plus soutenus et une ampleur générale plus marquée. La version française quant à elle ne démérite pas, mais présente un axe frontal plus isolé des voix surround, ce qui confine quelque peu les dialogues par moment, réduisant par la même occasion le sentiment d’ouverture. Belle restitution musicale pour chacune des deux pistes par contre, même si la sollicitation des enceintes arrière est souvent trop discrète. Doublage FR sans mauvaise surprise, les amateurs devraient y trouver leur compte.

Aucun bonus n’est à signaler ici malheureusement, cela dit, le boîtier collector tout en bois qui présente cette édition DVD est du plus bel effet. Mention spéciale donc pour l’éditeur.

Terminons en signalant qu’une édition Haute Définition Blu-ray Disc est proposée en France. Cette dernière est pour le moment absente des plannings de Warner Home Video Benelux.

 
En conclusion
Artistique
 
Image
 
Son
 
Bonus
 

Test rédigé et réalisé par Laurent F. | 04/05/2008

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Format écran
16/9
2.40:1
  VO VF
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Sous-titres
Français, anglais, néerlandais, grec
 
voir la bande annonce

 

 

 

 

 

   

 

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