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Une
prestation d’acteur colossale, mais un sujet décevant.
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Septembre
1980. Coluche triomphe tous les soirs au Gymnase. «
Comique préféré des Français »,
il est au sommet de sa gloire ; télés, radios
et journaux se l'arrachent, et sa maison est l'endroit où
se croise tout ce que le pays compte de vedettes. Toujours
prêt à pousser le bouchon un peu plus loin, il
décide, pour rire, de poser sa candidature à
la Présidence de la République. Très
vite, la France se bidonne, l'acclame, le soutient. Les sondages
s'affolent, sa cote monte en flèche. Et si finalement
un clown se faisait élire Président ? Lui-même
commence à y croire...
Un
film de Antoine de Caunes, avec François-Xavier
Demaison, Alexandre Astier, Laurent Bateau, Léa Drucker...
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L’annonce
d’un film sur la vie de Coluche, ce mec qui s’est
battu pour les plus démunis en créant les «
Restos du Cœur », lui qui fut le comique préféré
de la France populaire, lui qui disparu bien trop tôt
de manière dramatique… avait vraiment de quoi
attiser notre appétit. A l’arrivée, Antoine
de Caunes nous ouvre juste les portes d’un acte de la
vie de l’artiste, une facette méconnue et honnêtement
peu passionnante, celle de sa candidature à l’élection
présidentielle de 1981. Une boutade tout d’abord,
qui se transforme rapidement en battage médiatique
et surtout en farce politique. Cependant, son action bouleverse
la donne établie jusque là, et fera de François
Mitterrand le nouveau Président de la République.
Au-delà de l’histoire en elle-même, c’est
avant tout, et uniquement devrais je dire, l’incroyable
transformation de l’acteur Français-Xavier Demaison
qui devient littéralement Coluche. Pas une pâle
imitation, mais une vraie incarnation. Une performance troublante,
portant quasi à elle seule tout l’intérêt
du métrage. A voir donc, mais certainement pas pour
le sujet traité.
Coté
technique, la master proposé ici par Pathé!
est quasi exempt de tout reproche. On ne relèvera aucun
soucis majeur de compression, ni le moindre faux pas coté
encodage. On pourra par contre reprocher au rendu général
une gestion parfois étrange des contrastes et de la
luminosité, assombrissant massivement l’image
par moments, y perdant donc en précision et en éclat,
mais dans l’ensemble le confort visuel reste pleinement
satisfaisant.
Pour
ce qui est des pistes audio, l’encodage Dolby Digital
5.1 fait véritablement des merveilles, avec une exploitation
parfaite de l’espace (souvent discret dans les surround,
sauf lors des séquences sur scène), un découpage
idéal des effets et des dialogues, et une dynamique
d’ensemble quasi exemplaire. L’absence d’une
piste DTS est tout de même regrettable, car cette dernière
aurait sans aucun doute pu élever encore le niveau
d’un cran. L’encodage 2.0 reste par contre plus
traditionnel, mais ne manque pas d’immersion lui non
plus.
Les
bonus quant à eux font dans le traditionalisme avec
tout d’abord l’incontournable making of,
revenant sur la transformation de l’acteur François-Xavier
Demaison, sa préparation et les explications du réalisateur
sur ses différents choix (30’). Vous trouverez
ensuite diverses scènes inédites,
avec commentaire optionnel, une galerie d’images,
et la bande annonce originale cinéma
(en 5.1). Précisons encore que le film est ici présenté
dans un boîtier Amaray traditionnel, protégé
par un fourreau cartonné.
Artistique |
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Image |
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Son |
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Bonus |
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Test
rédigé et réalisé par Nicolas
S. | 23/04/2009
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