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Un
rendez-vous manqué pour Soderbergh et Del Toro...
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Après
la Révolution Cubaine, la gloire et la puissance du
Che sont au plus haut. En témoigne sa harangue enflammée
aux Nations Unies, réitérant son engagement
dans le combat du tiers-monde contre l'impérialisme
américain. Plus qu'un soldat, le Che est devenu une
figure glamour de la scène internationale. Mais, soudain,
voilà qu'il disparaît...
Un
film de Steven Soderbergh, avec Benicio Del Toro, Santiago
Cabrera, Victor Rasuk...
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Deuxième
partie du dyptique signé par Steven Soderbergh et dédié
à « Che » Guevara. C’est cette fois
du livre « Le journal de Bolivie », écrit
par Ernesto Che Guevara, que s’inspire le scénario.
Mais au-delà de cet emballage, une fois encore, comme
mentionné lors de notre test DVD de la première
partie, le film ne prend pas aux tripes, ne bouleverse pas,
n’enflamme pas son public, qui assiste bien malgré
lui à une sorte d’œuvre contemplative sans
âme, ajustée au millimètre, mais ne transcendant
pas la légende révolutionnaire portée
par son icône. La faute n’en revient d’ailleurs
pas qu’au réalisateur, même si le découpage
de l’œuvre est tout simplement suicidaire par moments.
Benicio Del Toro a du mal à être le « Che
», il manque de charismatique, de jeunesse, de crédibilité,
et s’encroute dans une interprétation conventionnelle,
aux antipodes de ce qu’elle aurait dû être.
Bref, Soderbergh ne transcrit à l’écran
de l’expérience politico-militaire et de l’idéologie
guévariste qu’une poignée d’aventures
proprettes sans réflexion sur ce personnage idolâtré
par toute une génération à la fin du
XXème siècle. Un tableau forcément décevant
face aux attentes (trop grandes ?) que l’on pouvait
avoir. A défaut de devenir culte, ce dyptique cinématographique
a au moins le mérite d’exister.
Coté
technique, changement de format cinéma ici par rapport
à la première partie, passant du 2.40 au 1.77,
sans véritable raison. Le master 16/9 proposé
séduit quoiqu’il en soit, tout comme celui du
DVD précédent, par sa parfaite maitrise des
teintes, des textures, des ambiances, comme sait toujours
si bien le faire Steven Soderbegh. Alternant les rendus plus
bruts de l’interview avec ceux plus soignés des
combats et de la progression dans la jungle, le résultat
est véritablement réussi et nous offre une remarquable
immersion dans l’œuvre du réalisateur. Bien
que le master ne soit ici qu’en SD, l’ensemble
affiche un niveau de détails séduisant et surtout
une gestion parfaite de la palette colorimétrique,
fidèle au travail de photographie original. La compression
est quant à elle des plus discrètes, et même
si un grain parfois prononcé s’affiche lors des
phases d’interview, cela est artistiquement voulu par
le réalisateur.
Les
pistes audio de leur coté feront très certainement
débat, avec, cela est suffisamment rare que pour être
souligné, un master audio américain en VO espagnole
sous titrée. On le sait, les américains sont
loin d’être friands des versions originales sous
titrées, mais c’était là le souhait
du réalisateur et il y est parvenu. Mais pour ce qui
est de la VF par contre, cette dernière présente
bien un doublage intégral des dialogues en espagnole...
chose, vous en conviendrez, plutôt étrange. Au-delà
de ce constat, le résultat est globalement à
la hauteur de nos attentes. Les surrounds manquent par contre
cruellement de présence par moments ainsi que d’ampleur,
donnant un relief quelque peu léger à l’ensemble
malheureusement. Les dialogues sont quant à eux idéalement
répartis sur les voix avant, libérant une agréable
dynamique frontale. Doublage FR soigné, mais VO nettement
plus immersive – Avis aux amateurs.
Grosse
déception coté bonus par contre, puisque seule
une simple bande annonce est ici proposée.
Le constat est d’ailleurs le même sur chacune
des deux parties, vous ne trouverez rien de plus sur l’autre
DVD malheureusement. Dommage.
Artistique |
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Image |
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Son |
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Bonus |
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Test
rédigé et réalisé par Laurent
F. | 17/07/2009
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| Egalement
disponible : Che - partie 1 |