Le rêve de Cassandre (Cassandra's Dream)
durée: 103' / Cinéart/TwinPics / sortie le 4 juin 2008
Un film à la hauteur du casting, brillant !
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Terry travaille dans un garage et arrondi ses fins de mois en jouant quelques billets sur des courses où dans des parties de poker. Ian s’occupe quant à lui du restaurant de leurs parents, mais aspire à des projets de plus grande envergure. Lorsque le premier est confronté à une importante dette de jeu et que le second s'éprend d'Angela, ambitieuse comédienne de théâtre, ils sont obligés de solliciter l'aide de leur oncle Howard qui a fait fortune en Californie. En contrepartie de son solide coup de pouce financier, il leur demande de lui rendre un petit service...

Réalisé par Woody Allen, avec Colin Farrell, Ewan McGregor, Tom Wilkinson, Sally Hawkins...

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Fidèle à lui-même, à son schéma narratif et à ses habitudes (bonnes ou mauvaises, tout un chacun sera libre d’en juger), Woody Allen nous offre avec « Casandra’s Dream » le troisième volet de sa trilogie Londonienne, proche d’en l’idée, et d’en sa charpente, d’un certain « Match Point », qui avait ouvert le bal en 2005. Jusqu’où est capable d’aller une personne pour réaliser son ambition, son rêve ? « Le rêve de Cassandre » met en scène deux frères, interprétés avec une crédibilité étonnante par Ewan McGregor et Colin Farrell (duo improbable au demeurant), issus d’un milieu modeste mais qui ont la particularité d’avoir un oncle ayant fait fortune. C’est alors qu’ils vont lui demander son aide, mais ce dernier va en retour leur demander un « petit service ». C’est dès lors que va basculer le film, et vont apparaître les questionnements. Une fois encore Woody Allen parvient magistralement à ciseler les personnalités pour en faire des individus uniques, et pourtant tous liés d’une manière ou d’une autre. Un redoutable puzzle psychologique qui nous tient prodigieusement en haleine sur toute sa durée. Si le final laissera ici tout de même un goût amère, l’intensité du récit vaut à lui seul le voyage. A découvrir donc absolument si vous avez été séduit par « Match Point » et « Scoop ».

Visuellement séduisant, le film bénéficie ici d’un très agréable master 16/9, certes laissant apparaître quelques plans plus granuleux, mais globalement sans reproche. La compression est solide et se fait particulièrement discrète, et les contrastes et la définition, malgré un aspect globalement terne - du aux tintes grisâtres renforçant le coté sinistre et l’accablement vécu par les personnages, font une excellente impression.

Les pistes audio quant à elles sortent une fois encore de l’habitude et de l’effervescence « multicanaux » standard. Labellisées 3.0, les pistes sont au final exclusivement frontales, avec un découpage stéréo irréprochable, mais un paysage arrière qui reste malheureusement sans voix. Un choix volontaire de la part du réalisateur, mais difficilement compréhensible tout de même. Version originale et version française affichent l’une et l’autre une ouverture et un dynamisme comparable, avec malgré tout une préférence pour la première des deux, même si le doublage FR est remarquablement soigné.

Coté bonus, là aussi fidèle à ses habitudes, le réalisateur ne nous propose rien sur les coulisses du tournage. Seules quelques bandes annonces promo issues du catalogue de l'éditeur viendront étoffer ce disque.

 
En conclusion
Artistique
 
Image
 
Son
 
Bonus
 

Test rédigé et réalisé par Nicolas S. | 01/06/2008

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Format écran
16/9
1.85:1
  VO VF
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Sous-titres
Français
(imposé sur la VO)
 
voir la bande annonce

 

 

 

 

 

   

 

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