Tombé amoureux de la princesse Hélène,
Paris, prince de Troie, la ramène dans sa cité.
Face à l’ensemble des peuples grecques accompagné
d’Achille le guerrier légendaire, le ville de
Troie doit se défendre et compte sur son prince Hector,
frère de Paris, pour mener la garde...
Epopée
légendaire de l’histoire de la Grèce antique,
la prise de Troie est ici restituée avec certes quelques
incohérences historiques, mais avec surtout une maestria
cinématographique de toute beauté. Affichant
des vues splendides, des panoramiques superbes, relayés
par des plans incroyablement vastes et souvent à la
profondeur vertigineuse. Combats épiques, duels virils,
stratégies guerrières incomparables, les scènes
cultes se succèdent les unes aux autres. Le travail
visuel grâce à l’apport numérique
est lui aussi colossal, que ce soit sur la plage où
les guerriers s’affichent par milliers, ou dans l’architecture
troyenne restituée avec minutie. Bien entendu, à
coté de tout cela, il est également difficile
d’ignorer l’attrait du casting, venant définitivement
couronner l’ensemble. On soulignera tout particulièrement
la prestation remarquable d’Eric Bana dans la peau d’Hector,
le seul véritable héro de cette histoire. Brad
Pitt est, quant à lui et comme à son habitude,
un peu « terne » dans le rôle d’Achille,
mais ces muscles par contre, et les heures passées
en salle de gym, sont bien mis en évidence. Le reste
du casting, non moins prestigieux avec entre autres Orlando
Bloom, Peter O’Toole, Diane Kruger et Sean Bean pour
ne citer qu’eux, vient superbement remplir son rôle
et semble né pour incarner les seigneurs grecques et
troyens mis en images. Concernant cette édition spéciale
maintenant, si la première édition du film (montage
cinéma) offrait un divertissement historique d’environs
160’, cette director’s cut affiche fièrement
196’ au compteur. Au registre des modifications on signalera
essentiellement des dialogues rallongés, afin d'apporter
plus d'émotion aux personnages, certains plans inédits
(comme ceux avec le chien, par exemple), et une entrée
dans Troie plus sanglante où les scènes de barbaries
se succèdent indéfiniment. Sans foncièrement
modifier le récit, ce montage du réalisateur
apporte donc juste davantage de détails et de précisions
à la trame narrative, tout en illustrant plus explicitement
les passages les plus marquants.
Si
la précédente édition du film laissait
apparaître de petites faiblesses ci et là, avec
même un défaut d’encodage en début
de programme, tout cela semble avoir été retravaillé
et le master 16/9 qui nous es ici proposé est globalement
irréprochable. Certes il reste bien un léger
grain visible par moment, mais le choix de scinder le film
en deux parties (disque 1 et 2) offre indéniablement
un soulagement coté compression, même s’il
est inconfortable de devoir se lever en milieu de spectacle
pour incérer le disque 2 (Grrr). Au chapitre des différences,
on signalera également qu’aucun sous titres ne
vient ici traduire spontanément les écrits qui
s’affichent à l’écran, sauf si vous
activez ces derniers manuellement bien sur. Pour rappel, la
première édition offrait un générique
intégralement traduit, dans lequel on pouvait lire
« Troie » et non « Troy ». Coté
audio maintenant, là aussi les déférences
sont clairement visibles (façon de parler bien entendu).
Si une fois encore on ne peut mentionner la présence
d’une piste DTS, les pistes Dolby Digital 5.1 présentes
sont d’un niveau nettement plus convaincant. Souvenez
vous, c’est avec difficulté qu’on arrivait
à croire qu’il s’agissait de pistes 5.1
et non surround lors du premier pressage, ici, sans définitivement
se montrer cultes, les pistes sont bien plus dynamiques et
exploitent enfin le paysage sonore arrière afin d’illustrer
les nombreux affrontements. La perfection n’est pas
encore au rendez vous, mais on avance, c’est ça
l’important. Coté doublage, les scènes
ajoutées ou rallongées l’on été
avec soin, pas de mauvaise surprise à signaler. On
mentionnera pour clôturer ce chapitre que le générique
de fin à lui aussi subit quelques modifications, dont
la disparition pure et simple de la chanson du film interprétée
par Josh Groban « Remember ». A coté de
ça, la superbe partition de James Horner reste de circonstance
et personne ne s’en plaindra.
Coté
bonus, si le film se divise en deux parties, c’est essentiellement
sur le second disque que vous trouverez les extras. Il faut
cela dit mentionner une introduction du réalisateur
sur le disque 1. Vous pourrez donc découvrir sur le
disque 2 un documentaire inédit sur les coulisses du
tournages, accompagné sur toute sa durée par
un commentaire critique et informatif de la par du réalisateur,
le tout divisé en 11 partie distinctes (25’ –
format 16/9) ; un reportage sur la teneur historique des événement
et leur mise en image au travers de trois modules distincts
et ponctués de nombreuses interviews (15’) ;
viennent ensuite les bonus déjà présents
sur la précédente édition avec : «
Au cœur de la bataille », un documentaire en 5
chapitres sur la mise en place des batailles et la chorégraphie
des figurants. Le tout accompagné d’interviews
des membres de l’équipe technique (17’)
; « Les secrets d’une reconstitution »,
un documentaire en 6 chapitres sur la réalisation des
décors, parfois pharaoniques, des différents
lieux de tournage du film avec présentation des diverses
inspirations pour les concevoir. Le tout est ponctué
d’interviews des acteurs et des équipes techniques
(14’) ; « Les effets spéciaux »,
un module en 7 chapitres sur la difficulté à
concevoir virtuellement un monde qui n’existe pas. Les
effets spéciaux prennent une place importante dans
le film et principalement dans la création des décors.
Module également sur les effets sonores ajoutés
par la suite avec les explications d’un bruiteur (11’)
; sans oublier un bêtisier numérique sans le
moindre intérêt (11’24), et la bande annonce
originale en VO non sous titrée.