Des
individus apparemment quelconques se découvrent des
facultés surnaturelles comme d’entendre les pensées
des autres, la régénération spontanée
de leurs cellules, courber l’espace temps, ou bien encore
voler. Mais leur existence, mystérieusement liée
à la survie de l’humanité, semble menacée
par un certain « Sylar », qui les pourchasse afin
de les exterminer et leur voler leur pouvoir...
Empruntant
largement le concept déjà établi par
la trilogie X-men (des mutants apprenant à gérer
leurs aptitudes loin des regards ; considérés
comme une menace dont les politiques tentent de trouver un
moyen d’éradiquer l’existence ; et dont
certains font un usage maléfique de leur pouvoir),
« Heroes » se singularise tout de même par
un scénario davantage creusé et réfléchi,
une origine rationnelle (même s’il nous faudra
probablement attendre encore un peu pour en connaître
la véritable genèse), ainsi qu’une mission
bien définie dés le départ : sauver le
monde. Si les premiers épisodes servent essentiellement
à décrire les personnages, les suivants à
libérer l’intrigue, et les derniers à
révéler certains secrets, le final quant à
lui déçoit au plus haut point, avec une scène
attendue depuis longtemps qui donnent l’impression d’avoir
été expédiée dans la hâte
juste pour permettre de livrer une suite à cette première
saison au succès manifestement inattendu par les scénaristes.
Si à l’arrivée rien n’est finalement
réglé, nous renvoyant sans grande surprise vers
le « Tome 2 » pour en apprendre davantage, il
faut tout de même reconnaître qu’au-delà
de la frustration inévitablement provoquée par
le final, le corps de l’aventure fut clairement à
la hauteur de nos attentes, avec assez peu d’incohérence
vu la complexité de l’intrigue, et une tension
remarquablement gérée, suscitant l’envie
constante de visionner l’épisode suivant. Une
série télé qui mérite donc son
statut de « série de l’année »,
mais qui va clairement devoir peaufiner son scénario
si elle souhaite pouvoir exister sur le long terme, sous peine
de très vite lasser son public. Réponse dans
environs 12 mois avec la sortie du coffret « Tome 2
».
Coté
technique, proposant une belle compression, le master 16/9
intégralement en français s’en sort plutôt
bien, même si un grain tenace se fait visible par moments,
et que d’évidents fourmillements sont à
signaler lors de certains passages. A coté de ça,
les contrastes sont splendides, et la gestion des couleurs
parfaite. Aucun souci d’encodage n’est à
mentionner. Look des menus soigné, avec un design «
comics » très réussi. Du coté des
pistes audio, version originale et version française
offrent l’une et l’autre un paysage sonore du
plus bel effet, avec une présence surround agréable,
un découpage des voix optimal, et une agréable
dynamique d’ensemble. Sans surprise la VO se montre
plus ample et généreuse que son homologue FR,
accusant qui plus est un doublage un peu faiblard sur certaines
voix, avec une immersion nettement plus rapide et convaincante,
et proposant davantage de nuance dans les accents.
Pour
ce qui est de bonus, vous trouverez sur le premier disque
la possibilité de visionner l’épisode
pilote dans sa version longue (70’), où l’on
découvre des rôles secondaires joués par
d’autres acteurs, et un ton qui se cherche. Mais la
découverte vaut le détour. Commentaire audio
optionnel pour ce premier épisode en version «
extended », disponible uniquement en version originale
sous titrée, mais en Dolby Digital 5.1 tout de même.
Vous trouverez ensuite sur les disques 1 à 6 diverses
scènes coupées au montage ainsi que plusieurs
commentaires audio assurés par les membres des équipes
techniques, producteurs ou réalisateurs ; ainsi qu’un
jeu interactif sur le disque 5 : « Parkman lit dans
vos pensées », sans véritable intérêt.
Sur le disque 7, outre un commentaire audio pour l’épisode
final, vous pourrez visionner un module dévoilant certains
secrets du tournage ; un autre sur les effets spéciaux
et un troisième sur les cascades ; un documentaire
sur le véritable dessinateur des tableaux et BD de
la série : Tim Sale ; une rencontre avec 3 des doubleurs
français de la séries ; le clip vidéo
de la chanson « le héros d’un autre »,
interprétée par Victoria Petrosillo ; sans oublier
un lot de bandes annonces promotionnelles. Signalons pour
conclure que le coffret distribué en Belgique se présente
sous la forme d’un fourreau cartonné réunissant
7 boîtiers slim case, et non pas le digipack collector
4 volets proposé en France.