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Verdict PS3
Les événements de Just Cause 2 se déroulent quelques années après ceux du premier épisode. Rico Rodriguez doit cette fois mettre un terme à une guerre civile faisant rage sur l’île de Panao, où s’affrontent de nombreux gangs rivaux, pendant que le dictateur Baby Panay exerce oppression et corruption contre la population...

« Just Cause 2 » est un jeu d’action/aventure (type GTA-like) qui vous place dans la peau d’un agent surnommé « scorpion », à qui une agence gouvernementale confie certaines missions délicates réclamant un sens aigu de l’infiltration et une parfaite maitrise des techniques de combat militaire. Pour l’aider dans sa tâche, Rico dispose également d’un grappin et d’un parachute, deux accessoires indispensables pour parcourir les 1000 km² de sa nouvelle air de jeu, Panao. Pour se déplacer sur ce vaste territoire, impeccablement texturé grâce à des graphismes riches et variés, notre héro devra « emprunter » les véhicules locaux, soit en s’en emparant de force, soit en faisant appel à ses fournisseurs au marché noir. Ceci s’applique aussi en ce qui concerne les armes mises à votre disposition, que vous pourrez récupérer après avoir régler leurs comptes à vos adversaires, ou bien en dépensant vos dollars auprès de vos revendeurs.

La première chose qui saute aux yeux une fois les premiers didacticiels passés, c’est l’incroyable étendue qui s’offre à nous. Si la très grande majorité des jeux du genre libère leur espace au fur et à mesure de notre progression (cloisonnés bien souvent en secteurs ou quartiers en début de partie), Just Cause 2 nous ouvre quant à lui les portes de son immensité dès nos premiers pas de liberté sur l’archipel. On se rend alors vite compte que les distances qui nous faudra parcourir sont tout simplement hallucinantes. En voiture ou en deux roues il sera même quasiment impossible de se déplacer sur de longues distances, à moins bien sur de ne pas être effrayé par de très longs voyages. Heureusement, des hélicoptères mais aussi des avions (de toutes les tailles) nous aideront à nous déplacer. La mer est elle aussi un territoire à conquérir, réservant même parfois quelques surprises...

Il y a globalement deux façons d’aborder le jeu : en force (pour laquelle il vous faudra disposer d’une lourde artillerie, donc peu conseillé en début de jeu) ou bien davantage en infiltration. C’est bien sur cette dernière qui sera la plus jouissive, exploitant davantage les fonctionnalités liées à votre grappin ainsi qu’au parachute. Cependant, bien que l’on prenne rapidement du plaisir à jouer à Just Cause 2, enchainer les missions devient petit à petit lassant, car elles se révèlent souvent répétitives. De plus, les distances colossales qui séparent souvent un lieu et votre dernière base visitée, obligent à d’interminables voyages qui agacent inévitablement. La gestion des points de passage est donc ici particulièrement mal pensée, comme la sauvegarde automatique de certaines actions, qu’il vous faudra achevée à 100% pour être prise en compte, sous peine de devoir tout recommencer.

Mais Just Cause 2 c’est aussi et surtout un sentiment de liberté absolu. Vous choisirez d’enchainer les missions ou de vous promener à loisir sur Panao. Vous pourrez ainsi tenter de décrocher les trophées en remplissant diverses tâches particulières, ou bien participer à des défis, faire amis-amis avec les factions locales, ou bien encore tenter de mettre la main sur tous les objets disséminés aux quatre coins de l’île. Une chasse aux trésors colossale ! Petit point négatif là dedans tout de même, le scénario devient vite ici secondaire, et l’on fini même par oublier la raison de tout cela.


> Graphismes
Le jeu en lui-même affiche une réalisation grandiose, parfaitement peaufinée et présentant des décors variés et denses, pour une immersion in-game de tous les instants. Les animations du personnage sont elles aussi splendides, que ce soit lors des phases de chute libre, de parachute ou de cascade. Lors des cut scenes par contre, le rendu perd nettement de sa superbe, affichant des séquences d’une pauvreté graphique affligeante.
> Bande son
Les ambiances sonores, les bruitages et les différents effets (en vol par exemple) sont d’un réalisme à toute épreuve. La bande originale (bien que vite répétitive au bout de quelques heures) bénéficie elle aussi d’une excellente dynamique, surtout en 5.1 (que nous vous conseillons vivement d’ailleurs !). Mais le gros point noir du jeu coté audio sera sans conteste le doublage FR, tout simplement atroce. Et pour couronner le tout, aucune modification n’est possible, sauf si vous modifiez les langues dans la configuration initiale de votre console (mais attention car sous titres et texte seront alors eux aussi en anglais).
> Maniabilité
Comptez tout d’abord deux à trois heures intensives de jeu avant de commencer à bien maitriser les mouvements et à pouvoir enchainer les actions au grappin, élément indispensable à votre bonne progression (cela reste cependant bien plus instinctif que pour Bionic Commando, pour ceux s'y étant frotté). Ensuite, une fois dans les combats plus accrochés, ne soyez pas trop fonceur, votre barre de vie ayant tendance à fondre comme neige au soleil, et tentez différentes approches si nécessaire. De front étant bien souvent la plus mauvaise des stratégies… La gestion des caméras sera également un élément primordial, même si, surtout en plein combat, cela posera souvent problème, tout comme l’exécution de certaines actions délicates. Dommage que le titre n’ai pas eu droit à davantage de peaufinage à ce niveau.
> Durée de vie
Comptez au minimum 25-30 heures pour boucler toutes les missions de l’agence et de faction, ainsi qu’un minimum de temps d’exploration quand même. Si par contre vous désirez faire la visite exhaustive des lieux, trouver tous les secrets et débloquer tous les trophées, doublez voir tripler la mise au moins. Aucun mode on-line n’est malheureusement présent… dommage.
>> En conclusion - 8/10
Si l’on met de coté les quelques soucis de maniabilité rencontrés ci et là, le manque de variété des missions, des cinématiques globalement peu séduisantes (contrairement au jeu dans son ensemble) et qui plus est servies par un doublage FR qui laisse vraiment perplexe, Just Cause 2 se révèle être tout simplement l’une des plus vastes et démentielles aventures jamais proposées à ce jour sur console. Un GTA-like aux décors paradisiaques, où terre, air et mer vous appartiennent totalement. Un sentiment de liberté qui va bien au-delà des habituelles productions du genre et qui en fait un titre véritablement exceptionnel, à consommer sans modération.

 

 

 

 

 

 

 

   

 

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