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Les
événements de Just Cause 2 se déroulent
quelques années après ceux du premier
épisode. Rico Rodriguez doit cette fois mettre
un terme à une guerre civile faisant rage sur
l’île de Panao, où s’affrontent
de nombreux gangs rivaux, pendant que le dictateur
Baby Panay exerce oppression et corruption contre
la population... |
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Just Cause 2 » est un jeu d’action/aventure
(type GTA-like) qui vous place dans la peau d’un
agent surnommé « scorpion »,
à qui une agence gouvernementale confie certaines
missions délicates réclamant un sens
aigu de l’infiltration et une parfaite maitrise
des techniques de combat militaire. Pour l’aider
dans sa tâche, Rico dispose également
d’un grappin et d’un parachute, deux
accessoires indispensables pour parcourir les 1000
km² de sa nouvelle air de jeu, Panao. Pour
se déplacer sur ce vaste territoire, impeccablement
texturé grâce à des graphismes
riches et variés, notre héro devra
« emprunter » les véhicules locaux,
soit en s’en emparant de force, soit en faisant
appel à ses fournisseurs au marché
noir. Ceci s’applique aussi en ce qui concerne
les armes mises à votre disposition, que
vous pourrez récupérer après
avoir régler leurs comptes à vos adversaires,
ou bien en dépensant vos dollars auprès
de vos revendeurs.
La
première chose qui saute aux yeux une fois
les premiers didacticiels passés, c’est
l’incroyable étendue qui s’offre
à nous. Si la très grande majorité
des jeux du genre libère leur espace au fur
et à mesure de notre progression (cloisonnés
bien souvent en secteurs ou quartiers en début
de partie), Just Cause 2 nous ouvre quant à
lui les portes de son immensité dès
nos premiers pas de liberté sur l’archipel.
On se rend alors vite compte que les distances qui
nous faudra parcourir sont tout simplement hallucinantes.
En voiture ou en deux roues il sera même quasiment
impossible de se déplacer sur de longues
distances, à moins bien sur de ne pas être
effrayé par de très longs voyages.
Heureusement, des hélicoptères mais
aussi des avions (de toutes les tailles) nous aideront
à nous déplacer. La mer est elle aussi
un territoire à conquérir, réservant
même parfois quelques surprises...
Il
y a globalement deux façons d’aborder
le jeu : en force (pour laquelle il vous faudra
disposer d’une lourde artillerie, donc peu
conseillé en début de jeu) ou bien
davantage en infiltration. C’est bien sur
cette dernière qui sera la plus jouissive,
exploitant davantage les fonctionnalités
liées à votre grappin ainsi qu’au
parachute. Cependant, bien que l’on prenne
rapidement du plaisir à jouer à Just
Cause 2, enchainer les missions devient petit à
petit lassant, car elles se révèlent
souvent répétitives. De plus, les
distances colossales qui séparent souvent
un lieu et votre dernière base visitée,
obligent à d’interminables voyages
qui agacent inévitablement. La gestion des
points de passage est donc ici particulièrement
mal pensée, comme la sauvegarde automatique
de certaines actions, qu’il vous faudra achevée
à 100% pour être prise en compte, sous
peine de devoir tout recommencer.
Mais
Just Cause 2 c’est aussi et surtout un sentiment
de liberté absolu. Vous choisirez d’enchainer
les missions ou de vous promener à loisir
sur Panao. Vous pourrez ainsi tenter de décrocher
les trophées en remplissant diverses tâches
particulières, ou bien participer à
des défis, faire amis-amis avec les factions
locales, ou bien encore tenter de mettre la main
sur tous les objets disséminés aux
quatre coins de l’île. Une chasse aux
trésors colossale ! Petit point négatif
là dedans tout de même, le scénario
devient vite ici secondaire, et l’on fini
même par oublier la raison de tout cela.
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Graphismes |
| Le
jeu en lui-même affiche une réalisation
grandiose, parfaitement peaufinée et présentant
des décors variés et denses, pour une
immersion in-game de tous les instants. Les animations
du personnage sont elles aussi splendides, que ce soit
lors des phases de chute libre, de parachute ou de cascade.
Lors des cut scenes par contre, le rendu perd nettement
de sa superbe, affichant des séquences d’une
pauvreté graphique affligeante. |
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Bande son |
| Les
ambiances sonores, les bruitages et les différents
effets (en vol par exemple) sont d’un réalisme
à toute épreuve. La bande originale (bien
que vite répétitive au bout de quelques
heures) bénéficie elle aussi d’une
excellente dynamique, surtout en 5.1 (que nous vous
conseillons vivement d’ailleurs !). Mais le gros
point noir du jeu coté audio sera sans conteste
le doublage FR, tout simplement atroce. Et pour couronner
le tout, aucune modification n’est possible, sauf
si vous modifiez les langues dans la configuration initiale
de votre console (mais attention car sous titres et
texte seront alors eux aussi en anglais). |
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Maniabilité |
| Comptez
tout d’abord deux à trois heures intensives
de jeu avant de commencer à bien maitriser les
mouvements et à pouvoir enchainer les actions
au grappin, élément indispensable à
votre bonne progression (cela reste cependant bien plus
instinctif que pour Bionic Commando,
pour ceux s'y étant frotté). Ensuite,
une fois dans les combats plus accrochés, ne
soyez pas trop fonceur, votre barre de vie ayant tendance
à fondre comme neige au soleil, et tentez différentes
approches si nécessaire. De front étant
bien souvent la plus mauvaise des stratégies…
La gestion des caméras sera également
un élément primordial, même si,
surtout en plein combat, cela posera souvent problème,
tout comme l’exécution de certaines actions
délicates. Dommage que le titre n’ai pas
eu droit à davantage de peaufinage à ce
niveau. |
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Durée de vie |
| Comptez
au minimum 25-30 heures pour boucler toutes les missions
de l’agence et de faction, ainsi qu’un minimum
de temps d’exploration quand même. Si par
contre vous désirez faire la visite exhaustive
des lieux, trouver tous les secrets et débloquer
tous les trophées, doublez voir tripler la mise
au moins. Aucun mode on-line n’est malheureusement
présent… dommage. |
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En conclusion - 8/10 |
| Si
l’on met de coté les quelques soucis de
maniabilité rencontrés ci et là,
le manque de variété des missions, des
cinématiques globalement peu séduisantes
(contrairement au jeu dans son ensemble) et qui plus
est servies par un doublage FR qui laisse vraiment perplexe,
Just Cause 2 se révèle être tout
simplement l’une des plus vastes et démentielles
aventures jamais proposées à ce jour sur
console. Un GTA-like aux décors paradisiaques,
où terre, air et mer vous appartiennent totalement.
Un sentiment de liberté qui va bien au-delà
des habituelles productions du genre et qui en fait
un titre véritablement exceptionnel, à
consommer sans modération. |
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