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Verdict PS3
Exit Altair et les cités moyenâgeuses découvertes dans Assassin’s Creed premier du nom, et place maintenant à Ezio Auditore da Firenze et la Renaissance italienne. Florence, Venise, les villes fortifiés de la Toscane, ou bien encore l’un des lieux les plus secrets au monde… voilà ce qui vous attend dans Assassin’s Creed II. Un changement d’univers radical, libérant à la fois une richesse narrative inouïe, mais aussi un gameplay largement revu et corrigé.

Le fil conducteur de l’histoire, qui prendra en fin d’aventure une place toute particulière, reste une fois encore Desmond, ce personnage capable de revivre ses vies antérieures grâce à l’animus, et ainsi incarner virtuellement ses illustres ancêtres assassins. Mais dans quel but ? Si le premier AC ne nous en dévoilait pas beaucoup, nous abandonnant même sans la moindre piste une fois l’aventure bouclée, ce AC2 devient pour le coup davantage loquace et nous dresse un portrait plus évocateur de l’individu. Il nous faudra cela dit attendre AC3 pour en découvrir la véritable valeur, mais le chemin parait à présent plus clair. Nous n’en diront volontairement pas davantage sur Desmond, afin de ne pas vous gâcher votre plaisir.

Concernant Ezio, son personnage tout d’abord anodin en début d’aventure, va se révéler de plus en plus crucial au fil des années balayées par l’intrigue. En effet, AC2 retrace la vie de l’assassin florentin depuis sa naissance (vécue en directe), jusqu’à l’accomplissement de la tâche pour laquelle il est destiné, plusieurs décennies plus tard. Pour ce faire, votre route croisera celles d’illustres personnages historiques comme Leonardo da Vinci, Lorenzo de Medici, Machiavel, ou bien encore Rodrigo Borgia, futur Pape Alexandre VI. Sans relater fidèlement les faits décrivant ces individus, les scénaristes du jeu ont cela dit réussi le bel exploit de s’en inspirer pour construire un récit cohérent et passionnant. Récit qui constitue le trame principal de AC2, jusqu’au grandiose dénouement final.

Au registre des nouveautés, l’aventure prend à présent une dimension inédite lors des phases de combats. Là aussi sans trop en dévoiler (les surprises c’est important…), vous pourrez par exemple désarmer votre adversaire et retourner sa lame contre lui, ou bien feinter ce dernier, faire usage d’une arme à feu et de poison, ou bien encore assassiner plus d’une personne en même temps. Bref, une liste d’options considérablement étendue, grâce à l’ajout de quelques améliorations mécaniques (merci Leonardo), mais aussi de techniques qu’il vous faudra apprendre. Le système de voyage a lui aussi été revu. Vous pourrez maintenant, moyennant quelques florins bien entendu, vous déplacer d’une ville à l’autre instantanément. Mais AC2 intègre aussi un aspect financier tout à fait novateur et passionnant. Presque un jeu dans le jeu, mais une fois encore, je ne vous en dévoilerai pas davantage pour ne pas vous gâcher la surprise. Je peux juste vous dire que s’y attarder en vaut véritablement la peine, surtout si vous projetez de débloquer tous les trophées...

Précisons également que deux éditions collector (Black et White) sont aussi disponibles (en édition limitée). Proposant chacune une figurine de Ezio (différente suivant l’édition), ainsi que du contenu téléchargeable exclusif (+ DVD bonus et artboook dans la Black).

> Graphismes
AC2 livre un univers plus animé, plus varié et plus réaliste encore que son ainé. La Renaissance est une époque architecturalement parlant complexe, et les équipes de développement d’Ubisoft ont fait un travail visuel remarquable. Les détails vestimentaires, et pas que pour Ezio, ont eux aussi bénéficié d’un soin tout particulier. Du très grand art. Les animations y gagnent elles aussi en fluidité et en naturel, que ce soit au combat ou lors de déplacements. L’alternance jour/nuit est également une nouveauté dans AC2. Il ne manque que les conditions climatiques...
> Bande son
Tout comme pour son prédécesseur, le bande son a elle aussi bénéficié d’une attention particulière. Les mélodies sont évidement dans le ton de l’époque visitée, et les dialogues, les bruitages, et même les menus, sont tout simplement exemplaires. Une aventure qui se vit, bien entendu, en 5.1, cela va sans dire.
> Maniabilité
Un minimum d’apprentissage sera nécessaire pour manier et maitriser les bases du combat, mais les évidents efforts d’amélioration à ce niveau en font à présent une belle référence en la matière. Vous pourrez maintenant désarmer votre cible, retourner son arme contre elle, effectuer des ripostes mortelles, et même assassiner deux gardes en même temps, et tout cela sans jamais (ou presque) perdre le contrôle de l’action. L’évolution majeure entre AC et AC2 est probablement ici. Les déplacements aériens y gagnent eux aussi en fluidité, et certaines phases de jeu innovent même littéralement (mais là encore, nous n’en dévoilerons pas davantage).
> Durée de vie
Différentes approches sont possibles pour venir à bout de l’aventure qui s’offre à vous. Mettre systématiquement de coté chaque quête secondaire et vous focaliser sur les missions principales vous demandera une bonne quinzaine d’heures pour en venir à bout. Mais vous passerez en jouant ainsi à coté de bien des choses… Tout faire, tout débloquer, et remporter chacun des trophées, vous en demandera en minimum le double. Une durée de vie plus que correcte donc, sans compter qu’une fois l’aventure bouclée, vous pourrez retourner dans le jeu pour achever vos quêtes annexes, dépenser votre argents, ou simplement profiter de ces décors splendides.
>> En conclusion - 9/10
Assassin’s Creed II est sans conteste le hit annoncé, et s’impose largement comme une référence de l’action/aventure sur consoles. Pouvant aussi bien séduire les amateurs d’infiltration que de baston, le jeu s’aborde clairement comme vous le souhaitez. Sa durée de vie conséquente et ses nombreuses facettes en font un titre majeur, soigné et varié, qui ne pourra que vous donner envie d’attendre (avec impatience) sa suite.

 

 

 

 

 

 

 

   

 

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