Persuadé
d’avoir entre les mains une carte capable de le conduire
vers un lieu encore jamais visité par l’homme,
un metteur en scène ambitieux décide de mener
à bien son tournage en outrepassant toute les barrières
morales. Son voyage le mènera, lui et son équipe,
jusqu’à une jungle peuplée de sauvages,
et par un gorille gigantesque prénommé Kong...
King
Kong version 2006 est avant tout une nouvelle démonstration
des ambitions technologiques du réalisateur Peter Jackson.
Le lauréat 2005 de l’Oscar du meilleur réalisateur
pour le chapitre final de sa trilogie « Le Seigneur
des anneaux », conduit une fois encore son publique
au travers d’un film où tout, ou presque, est
virtuel, jusqu’à son personnage principal. Une
débauche d’effets spéciaux excessive qui
fini par agacer tant le résultat est variable. Si certains
plans de génies nous arracheraient presque une larme
en fin de programme, d’autres séquences bien
moins subtiles nous font inévitablement songer à
la trilogie jurassique de Spielberg. Un mélange pas
forcément judicieux et même parfois franchement
raté (cf. la fuite des humains face aux dinosaures).
Mis à part ça, il faut avouer que le réalisateur
maîtrise plutôt bien son sujet et qu’il
a su réunir un casting talentueux pour y parvenir.
King Kong version 2006 ne réinvente certes pas un genre
ni une histoire, mais offrira aux amateurs de technologie
une vitrine dernier cri sur les possibilités offertes
par les ordinateurs modernes.
Coté
technique précisément, la pression était
réelle pour notre tout premier test HD. Fier de notre
nouvelle installation, les câbles en place et l’écran
Full HD tout neuf finement calibré, le lecteur pouvait
à présent accueillir le précieux disque
fourni par l’éditeur. Difficile de s’attendre
à quelque chose de précis quand on a jamais
goûter à la vraie HD auparavant. Et quelle claque
! Jamais nous n’avions connu pareille image. D’une
finesse grandiose, elle affiche une définition inouïe.
Difficile à croire, mais ce fut littéralement
comme si nous devenions spectateurs d’un film jusqu’alors
inédit. Profondeur de champ infini, relief incroyable,
détails et précision maximal, et luminosité
sans pareil, voilà ce qui fait définitivement
la différence entre le HD-DVD et le DVD traditionnel.
Même si la version longue du film est présenté
dans une édition DVD optimale (le test est en préparation),
le niveau technique rencontré sur la version HD (présentant
la version cinéma et non la version longue) est bien
au delà. Impossible après une telle expérience
de concevoir qu’il nous faudra encore attendre avant
que la HD se généralise (quel que soit le support
qui s’imposera d’ailleurs, entre le HD-DVD et
le Blu-ray). Coté audio, les pistes 5.1 proposées
assurent un spectacle d’anthologie, équivalent
toute fois à celui offert sur l’édition
DVD. Pour résumer nous dirons que ce King Kong HD nous
a offert un spectacle grandiose, tout simplement unique, indispensable
à vivre, sauf si bien sur vous souhaitez conserver
encore longtemps votre collection DVD avant de vouloir en
changer. Attention, s’y essayer c’est prendre
le risque de ne plus pouvoir revenir en arrière…
Reste à présent à attendre pour voir
si l’avenir de la HD se dessinera avec le HD-DVD ou
le Blu-ray. Ce dernier devrait rapidement faire parler de
lui avec l’arrivée en mars prochain (si tout
va bien) de la Playstation 3. Les premiers tests ne devraient
donc pas tarder… Sachez enfin, pour en terminer avec
ce test de la version HD de King Kong, que le disque ne propose
aucun bonus.