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Un
futur pessimiste, mais emprunt d’humanité.
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Il
y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé.
Personne ne sait ce qui s'est passé. Ceux qui ont survécu
se souviennent d'un gigantesque éclair aveuglant, et
puis plus rien. Plus d'énergie, plus de végétation,
plus de nourriture... Les derniers survivants rôdent
dans un monde dévasté et couvert de cendre qui
n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut. C'est dans ce décor
d'apocalypse qu'un père et son fils errent en poussant
devant eux un caddie rempli d'objets hétéroclites
- le peu qu'ils ont pu sauver et qu'ils doivent protéger.
Ils sont sur leurs gardes, le danger guette. L'humanité
est retournée à la barbarie. Alors qu'ils suivent
une ancienne autoroute menant vers l'océan, le père
se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre
les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple,
ils vont faire des rencontres dangereuses et fascinantes.
Même si le père n'a ni but ni espoir, il s'efforce
de rester debout pour celui qui est désormais son seul
univers...
Un
film réalisé par John Hillcoat,
avec Viggo Mortensen, Guy Pearce, Charlize Theron, Robert
Duvall...
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«
The Road » (ou « La Route » en français)
est une vision pessimiste d’un futur post apocalyptique
dans lequel une poignée de survivants tente de rester
en vie. Dans quel but ? C’est bien là la question…
car dans cette réalité il ne reste rien à
sauver, rien à protéger, rien à sauvegarder.
Tout est gris, recouvert par des nués de cendres, les
villes sont détrites et les races éteintes.
L’homme erre en attendant la mort. Mais l’instinct
de survie pousse malgré tout un petit nombre à
aller de l’avant. Déprimant diront certains,
réaliste (voire visionnaire…) pour d’autres,
« The Road » se veut alarmiste, certes, mais apporte
également une pointe d’espoir dans cette humanité
totalement dévastée. Jouant en permanence la
carte de l’attachement père/fils, le récit
jongle constamment entre le cœur et la raison, jusqu’au
final tant attendu. Une adaptation pour le cinéma délicate
mais malgré tout réussie, qui ne fera probablement
pas l’unanimité, mais qui vaut assurément
la peine qu’on s’y attarde. Saluons au passage
l’interprétation magistrale de Viggo Mortensen,
et les quelques guests apparaissant dans le film, comme Robert
Duvall, méconnaissables.
Coté
technique, le film est loin de se montrer docile en terme
d’encodage vu les teintes grisâtres et sombres
quasi permanentes qu’il affiche. Néanmoins, le
résultat affiché par ce master Full HD 1080p
est une agréable réussite compte tenu de ces
nombreux pièges tendus. Les contrastes parviennent
dans l’ensemble à afficher une belle profondeur,
et la définition générale offre à
l’image un niveau de détails significatif. On
notera cependant un grain plus marqué par moments,
ainsi qu’un bruit vidéo tenace en basse lumière.
Les
pistes audio quant à elles s’avèrent être
le compagnon idéal de l’image. Tout en retenue
et discrétion, elles nous ouvrent les portes de cet
univers dévasté en y apportant ampleur, dynamisme
et précision, pour nous accompagner magnifiquement
d’un bout à l’autre du voyage du père
et son fils. Ce constat élogieux s’adresse essentiellement
à la version originale DTS HD Master Audio 5.1, car
pour ce qui est de la VF, c’est malheureusement une
simple piste Dolby Digital 5.1 qu’il faut signaler.
Cette dernière fait malgré tout joliment son
travail, mais préférez lui la piste VO DTS HD,
vous ne le regretterez pas. Doublage FR soigné.
Pour
ce qui est des bonus, on ne trouve ici malheureusement qu’un
module making of succin, revenant brièvement
sur le tournage et ponctué de diverses interventions
du casting et de l’équipe du film (16’).
Quelques bandes annonces promotionnelles
(non sous titrées FR) sont également présentes
en début de programme.
Ce
film est bien entendu aussi disponible en édition DVD,
proposant sensiblement les mêmes extras.
Artistique |
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Image |
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Son |
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Bonus |
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Test
rédigé et réalisé par Nicolas
S. | 23/08/2010
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