 |
Moderne,
arrogant et séducteur, on en redemande !  |
______________
Sherlock
Holmes et son acolyte de toujours, le Dr Watson, parviennent
finalement à mettre la main sur le responsables de
plusieurs meurtres à caractère satanique. Condamné
à mort par pendaison, l’auteur de ces crimes
continue néanmoins à omnibuler les esprits quand
son caveau est retrouvé éventré et que
certains prétendent avoir revu le dit criminel roder
dans les rues sombres de Londres. Holmes découvre alors
que tout cela n’est en fait que la mise en place d’une
machination bien plus vaste, visant à gouverner le
monde...
Un
film de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr., Jude Law,
Rachel McAdams, Mark Strong...
______________
Robert
Downey Jr. et Jude Law donnent, dans cette version actualisée
du classique littéraire d’Arthur Conan Doyle,
un nouveau visage (dépoussiéré…)
aux personnages de Sherlock Holmes et du Dr Watson. Le légendaire
duo de détectives n’en perd heureusement pas
son incomparable talent de déduction dans la foulée,
et le coté plus musclé des enquêtes, voulu
par le réalisateur Guy Ritchie, modernise considérablement
l’action. Oubliés les indigestes versions télévisées
britanniques, place maintenant à du grand spectacle.
Les puristes s’offusqueront néanmoins du manque
de rigueur de cette adaptation plutôt libre, disons-le
clairement. On est en effet très loin des enquêteurs
en manteaux traditionnels anglais, loupe à la main
et chapeau sur la tête. Un look modernisé, un
langage plus cru, davantage de violence bien sur, Guy Ritchie
impose manifestement sa patte habituelle. Mais les méthodes
de déduction, elles, restent les mêmes. Et ce
qui a fait la légende du grand Sherlock Holmes reste
heureusement bien ici de rigueur. On se délecte donc
de ce nouveau personnage et de ses impertinences, en attendant
une suite plus que probable au vue de la conclusion du film.
Espérons aussi un rythme quelque peu accélérer
lors du prochaine épisode car les passages lents ont
ici fortement tendance à s’accumuler (un peu
trop). Cela dit, les amateurs de bons divertissements devraient
être pleinement conquis par ce nouveau Sherlock moderne
et séducteur.
Coté
technique, Warner Home Video parvient à nous proposer
ici un écrin presque parfait, compte tenu des désidératas
du réalisateur en termes d’image et de rendu
tout du moins. Sherlock Holmes est en effet en cela bel et
bien un lourd casse tête. Chapeau donc aux ingénieurs
s’étant chargé de l’encodage numérique,
tout simplement exemplaire. Les plans larges sont émerveillants,
vastes et aérien, presque Shakespeariens dans leur
complexité pourrait-on dire (le film se déroulant
exclusivement à Londres, cela s’y prête
fondamentalement bien), mais les panoramas, aussi réussis
soient-ils, restent cependant les victimes d’une météo
grisâtre et d’une luminosité en manque
de franchise. On constate donc une définition quasi
sans faille, mais des contrastes par moments perfectibles.
Rien de bien grave rassurez-vous, car si un grain texture
généreusement l’image, ce dernier n’est
jamais une gêne, bien au contraire, l’image y
puise tout son corps et sa tenue. Les passages plus sombres
bénéficient quant à eux d’une remarquable
densité, affichant, comme sur l’ensemble du métrage
d’ailleurs, un relief des plus séduisants. Un
apport HD considérable, à coté duquel
il serait criminel de passer.
Pour
ce qui est des pistes audio, sans surprise l’éditeur
ne nous propose ici que la version originale, une fois encore,
dans un écrin HD digne de ce nom. Grâce à
un encodage DTS HD Master Audio 5.1 splendide, préparez-vous
pour un voyage sonore en première classe. Chaque écho,
chaque nuance, chaque détail, trouvent ainsi sa place
et l’immersion est alors en tous point grandiose, d’un
bout à l’autre du métrage. La VF, Dolby
Digital 5.1, tente quant à elle de rejoindre son homologue
HD dans les hautes sphères de l’effervescence
auditive, mais n’y parvient jamais totalement. Plus
en retrait, moins subtile et généralement plus
frontale (malgré quelques jolis effets d’ambiance),
cette dernière ne tient jamais vraiment la comparaison
avec la version originale DTS HD. Doublage FR convaincant
cela dit.
Concernant
les bonus, Vous pourrez visionner le film accompagné
par un mode Picture in Picture renfermant
de très nombreux modules informatifs, séquences
story-board, interviews du casting… Vous pourrez également
visionner certaines de ces séquences séparément.
Un making of revenant quant à lui
de manière plus globale et traditionnelle sur le film
est également présent - Sherlock Holmes Reinvented
(14'). Enfin, comme à son habitude, WHV vous offre
un code dans le boîtier vous permettant de télécharger
une copie digitale du film, ainsi qu'un accès
BD-live vers d'autres extras uniquement accessibles
via le portail en ligne de l'éditeur.
IMPORTANT:
Ce Blu-ray bénéficie bien sur de la baisse
de prix significative s’appliquant dès
maintenant aux titres HD du catalogue Warner Home Video.
Ces derniers seront désormais vendus au prix
conseillé de 19,99 euros (au
lieu de 24,99). |
Signalons
bien sur que ce film est aussi disponible en édition
DVD, ainsi qu'en double DVD Collector, proposant sensiblement
les mêmes extras.
Artistique |
|
 |
Image |
|
 |
Son |
|
 |
Bonus |
|
 |
Test
rédigé et réalisé par Nicolas
S. | 15/05/2010
______________