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Une
œuvre esthétiquement parfaite, et splendide
en HD.  |
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Un
village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille
de la Première Guerre mondiale (1913/1914). L'histoire
d'enfants et d'adolescents d'une chorale dirigée par
l'instituteur du village et celle de leurs familles : le baron,
le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin,
la sage-femme, les paysans... D'étranges accidents
surviennent et prennent peu à peu le caractère
d'un rituel punitif...
Un
film réalisé par Michael Haneke,
avec Christian Friedel, Ernst Jacobi, Leonie Benesch...
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Tout
est ici dans l’ambiance. « Le Ruban Blanc »
(ou titre original : Das Weisse Band) profite avant tout d’une
mise en scène redoutable, sachant sublimer chaque instants
dans ses retranchements les plus abruptes et les plus austères,
rehaussé qui plus est par un judicieux noir et blanc
se dressant tel un véritable bond temporel, vers une
époque où naquis l’horreur la plus intolérable.
Revenant à la source du fascisme, à ses origines
culturelles et sociales, le spectateur est tour à tour
mal à l’aise puis terroriser par ce qu’il
découvre. 144 minutes qui dressent un tableau certes
essentiel, mais malgré tout trop percutant, trop violent
dans son message, ce qui fini par déranger plus que
fasciner. Michael Haneke nous avait pourtant habitué
à sa franchise visuelle, avec un certain « Funny
Games » (voir
le test détaillé) par exemple, n’ayant
aucune autre raison d’être que de montrer la violence
sadique et cruelle à l’état pur. Couronné
à Cannes par la prestigieuse Palme d’Or en 2009,
« Le Ruban Blanc » reste néanmoins, au-delà
des controverses et des divergences de ressentiment, une œuvre
avant tout esthétique bien que violente, qui ne fera
certainement pas l’unanimité mais qui restera
sans doute un symbole face aux dangers de l’endoctrinement
et de la manipulation mentale.
Coté
technique, le choix du noir et blanc se prête ici parfaitement
à la Haute Définition et à ses avantages
en terme de précision. Le jeu d’ombres et de
lumière porté par le film ainsi que les impeccables
nuances livrées par ce choix artistique, subliment
d’un bout à l’autre du métrage les
atouts d’une exemplaire gestion des contrastes. La définition
resplendie et l’effet 3D que confère l’image
est un pur modèle du genre. Quelque fourmillements
discrets viennent ci et là texturer un peu trop les
arrières plans les plus sombres, mais cela restera
clairement anecdotique sur la longueur.
Pour
ce qui est des pistes audio, version originale et version
française se présentent en DTS HD Master Audio
5.1, du plus bel effet. Cependant, c’est sans surprise
que seule la version allemande se positionne idéalement
et offre un paysage sonore parfaitement cohérent. Trop
frontale, trop retenue aussi parfois, la VF perd en intensité
à cause d’un doublage souvent trop doux. L’ambiance
reste néanmoins parfaite en termes de détails
et la très belle bande originale ne manque quant à
elle pas d’attrait, offrant à chacune des deux
pistes un écrin sonore convaincant et immersif.
Concernant
les bonus, vous trouverez tout d’abord sur ce Blu-ray
un module making of revenant sur les coulisses
du tournage, et présentant pour la première
fois des images en couleurs des lieux et personnages rencontrés.
Vous aurez ensuite la possibilité de visionner un focus
sur le festival de Cannes 2009, incluant
bien entendu la remise de la Palme d’Or ; sans oublier
un joli documentaire de prêt d’une
heure sur le réalisateur, accompagné de témoignages
et d’extraits.
Ce
film est bien entendu également disponible en édition
DVD, mais aussi double DVD proposant sensiblement les mêmes
extras.
Artistique |
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Image |
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Son |
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Bonus |
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Test
rédigé et réalisé par Nicolas
S. | 04/03/2010
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