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Machiavélique
et intense, comme on les aime.  |
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L'officier
de la CIA Claire Stenwick et l'agent des services secrets
britanniques Ray Koval ont quitté leurs fonctions gouvernementales
pour le monde bien plus lucratif des affaires où une
véritable guerre froide sévit entre deux multinationales
de la cosmétique. Leur mission ? Obtenir le premier
la formule d'un produit qui rapportera une fortune à
l’entreprise qui la détiendra. Mais dans une
guerre où tous les coups sont permis, ils ne sont évidement
pas au bout de leurs surprises...
Un
film réalisé par Tony Gilroy, avec
Julia Roberts, Clive Owen, Paul Giamatti...
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Déconcertant,
machiavélique, manipulateur, et même excessif
par moments, les qualificatifs semblent bien anodins pour
décrire l’expérience qu’offre ce
film. Après une première rencontre sur le tournage
de « Closer », où ils partageaient l'affiche
avec Jude Law et Natalie Portman, Clive Owen et Julia Roberts
se retrouvent aujourd’hui pour « Duplicity »,
derrière la caméra de Tony Gilroy. Le métrage
oscille entre comédie, thriller, et film de gangsters,
pour le plus grand divertissement du public, conquis par un
scénario riche en rebondissements. Rien n’est
jamais ce qu’il semble être (« Méfiez-vous
des apparences… », dirait une certaine voix off
de TF1), et chacun de vos sens, chacune de vos intuitions,
seront en permanence mis à l’épreuve.
C’est bien là le fond de commerce de ce film
aux allures mégalomaniaques, fondé sur une arnaque
colossale, qui ne révèlera sa véritable
nature qu’au moment de laisser place au générique
de fin. Le duo Roberts/Owen fonctionne évidement à
merveille, les deux stars hollywoodiennes resplendissant l’une
comme l’autre dans leur rôle respectif. Un divertissement
complexe, mais parfaitement structuré, imbriquant les
pièces les unes aux autres, jusqu’à dévoiler
l’œuvre dans son ensemble lors d’un dénouement
final de toute beauté.
Coté
technique, le film affiche globalement une image splendide,
alternant les séquences lumineuses, et parfaitement
détaillées, avec des scènes d’intérieur
plus intimistes, présentant elles aussi une définition
à l’éclat superbe. Les contrastes offrent
à l’ensemble une belle profondeur et des sombres
très justement marqués, pour livrer au final
un écrin visuel très séduisant. Un apport
HD indéniable donc, vivement conseillé aux heureux
possesseurs d’un écran Full HD.
Pour
ce qui est des pistes audio, la version originale DTS HD Master
Audio 5.1 apporte une véritable ouverture surround
ainsi qu’un dynamisme évident à l’ensemble.
Offrant un découpage optimal des effets et un positionnement
idéal des dialogues tout au long du métrage,
le résultat se montre particulièrement immersif,
au regard du genre proposé par le film bien entendu.
La version française de son coté, présentée
elle en DTS 5.1, ne manque pas non plus de rondeur, et assure
à son tour un très joli et enveloppant spectacle.
Doublage FR impeccable, les amateurs seront aux anges.
Concernant
les bonus, ce Blu-ray fait malheureusement bien pâle
figure à coté des habituels extras constatés
sur les sorties HD Universal. Vous n’aurez ici en effet
droit qu’à un simple commentaire audio
assuré par le réalisateur/auteur Tony Gilroy,
accompagné dans cet exercice par son frère,
et producteur, John Gilroy. Un commentaire traditionnel, sans
grandes turbulences, qui satisfera difficilement les vrais
amateurs de suppléments. Une petite déception
donc, il faut bien le dire.
Ce
film est évidement aussi annoncé à la
même date en édition DVD, proposant sensiblement
les mêmes extras.
Artistique |
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Image |
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Son |
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Bonus |
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Test
rédigé et réalisé par Nicolas
S. | 26/08/2009
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