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Noir,
dense et complexe, l’adaptation est splendide.  |
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Alors
que les États-Unis et l'Union soviétique sont
en état de guerre, des gardiens en costume qui veillaient
jadis à sauvegarder la paix, sont désormais
interdits par la loi. Mais lorsque l'un deux, le « Comédien
», est assassiné, son ancien collègue
« Rorschach » décide de mener l'enquête
malgré l’interdiction. Il découvre alors
un sinistre complot ayant pour but de tous les exterminer,
sous la menace d’une guerre mondiale nucléaire
imminente...
Un
film de Zack Snyder, avec Malin Akerman, Billy Crudup,
Matthew Goode, Jackie Earle Haley, Jeffrey Dean Morgan, Patrick
Wilson...
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C’est
un véritable exploit réussi là par Zack
Snyder pour adapter fidèlement le Comic culte d’Alan
Moore et Dave Gibbons, là où tant d’autres
s’y étaient brulé les ailes en essayant.
Tout en s’inspirant des planches de la BD originale,
le réalisateur parvient à insuffler son propre
style, comme ces fameux ralentis mais aussi une maitrise indéniable
de la mise en scène (le générique d’intro
en est l’exemple parfait). « Watchmen »
désacralise le mythe des super héros pour mieux
le réinventer. Les personnages complexent y trouvent
une parfaite interprétation, tel le tour de force de
donner vie au Dr Manhattan, un personnage clef ici entièrement
en image de synthèse, parfaitement intégré
à l’ensemble et aux personnages réels.
L’aspect rétro est indéniablement conservé,
et le souci du détail dans les décors et les
costumes offre au film un univers propre et distingué,
à l’image d’un Batman évoluant dans
un Gotham City à la fois inspiré et totalement
réinventé. Les chorégraphies de combats
sont calées au millimètre, et tranchent ponctuellement
avec le calme relatif ambiant. Long (160’), travaillé,
détaillé et complexe, le film est loin des références
du genre telles que « X-men », « Spiderman
», ou encore « Hulk ». Il s’approche
d’avantage d’un Batman, plus humain et torturé,
ou le coté le plus sombre de Bruce Wayne. Vous l’aurez
compris, « Watchmen » ne plaira donc pas à
tout le monde, mais ce film s’impose malgré tout
comme une référence en matière d’adaptation,
qui en déroutera plus d’un, certes, mais saura
aussi conquérir les plus passionnés. Un film
grandiose. C’est dit.
Coté
technique, si Zack Snyder a su trouver l’illustration
parfaite pour donner vie à l’œuvre d’Alan
Moore et Dave Gibbons, le master Full HD délivré
par l’édition Blu-ray sublime encore davantage
chaque détails, chaque teinte, chaque lumière,
pour lui offrir un écrin idéal. S’il reste
encore parmi vous des sceptiques quant à l’apport
de la Haute Définition dans le confort visuel, ce film
devrait définitivement vous convaincre. Les contrastes
affichés sont d’une justesse et d’une profondeur
troublante, la définition sans faille, et la palette
colorimétrique rehausse chaque tableau d’un éclat
fascinant. Un léger grain viendra parfois texturer
un peu trop l’image lors de certaines séquences
en basse lumière, mais rien de bien gênant, juste
notable. Les menus font par contre dans la parfaite sobriété
: fixes et muets. Un peu décevant il est vrai.
Pour
ce qui est des pistes audio, là aussi les plus exigeants
d’entre nous devraient être pleinement comblés.
Grâce à la piste Dolby TrueHD 5.1 anglaise, le
spectateur est littéralement plongé au cœur
de l’action et ressent chaque élément
comme s’il en était le témoin direct.
Libérant un paysage sonore d’une incroyable précision,
distillant les effets avec justesse et exploitant chacune
des 5 enceintes de manière optimal, l’équilibre
est tout simplement parfait. La version française,
Dolby Digital 5.1 uniquement, laisse elle aussi une très
belle impression d’ensemble, même si l’immersion
reste ici tout de même plus généraliste,
et donc moins pénétrance (intense) que celle
offerte en VO. Doublage FR soigné (pas de VF québécoise
comme sur le Blu-ray US…), les amateurs seront comblés.
Concernant
les bonus, rien ne vous sera proposé sur le disque
1. Le second disque par contre devrait quant à lui
réussir à satisfaire l’appétit
des aficionados. Vous y trouverez l’intégralité
des bonus de l’édition double DVD, présenté
cette fois en HD : Un module intitulé : Mécaniques
: les technologies d’un monde fantastique (16’)
; un focus sur l’adaptation du Comic
vers le grand écran, nourri de nombreux commentaires
et interviews (27’30) ; un documentaire sur le
rôle de gardiens anonymes parmi la population,
en parallèle à la mission des gardiens dans
le film (25’) ; une série de séquences
making of revenant sur divers aspect de la production
; un extrait télé (fiction)
dédié au Dr Manhattan ; et le clip vidéo
de Chemical Romance : Desolation Row.
Signalons
enfin que le film est bien sur aussi disponible en édition
double DVD, dont vous pouvez découvrir le test détaillé
en cliquant sur la jaquette ci-dessous.
Artistique |
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Image |
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Son |
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Bonus |
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Test
rédigé et réalisé par Nicolas
S. | 10/08/2009
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