 |
Un
sujet sensible, un casting prestigieux.  |
______________
Un
jeune militant irlandais, membre actif de l’IRA, se
réfugie aux Etats-Unis afin de rassembler des missiles
antiaériens et les rapatrier par la suite vers son
pays en bateau. Pour mener à bien sa mission, il prend
une nouvelle identité et trouve refuge dans la famille
d'un policier new-yorkais d'origine irlandaise, qui ignore
évidement tout de ses activités...
Un
film de Alan J. Pakula, avec Harrison Ford, Brad Pitt,
Ruben Blades, Margaret Colin...
______________
«
The Devil’s Own » (titre original) est le dernier
film réalisé par Alan J. Pakula peu avant son
décès. Il fut le réalisateur de titres
tels que "Les hommes du président" ou "Présumé
innocent". « Ennemis Rapprochés »
centre son récit sur l'I.R.A (un groupe terroriste
irlandais) et ses membres actifs sous-jacents - sujet à
la mode dans les années 90 à Hollywood - et
nous raconte pour cela l'histoire d'un jeune irlandais ayant
vu son père se faire assassiner sous ses yeux étant
enfant, devenir peu à peu le chef d’une cellule
militante. Sans essayer de nous expliquer ou de nous faire
accepter quelques violences gratuites, le réalisateur
nous livre simplement deux points de vue distincts, deux volontés
opposées, face à un combat que seuls les personnes
y étant confrontées de manière quotidienne
peuvent comprendre. Le duo d’acteur prestigieux formé
par Harrison Ford et Brad Pitt laisse par contre trop souvent
comme un sentiment de rivalité, de singularité,
qui le fait par moments sonner faux. Ce n’est d’ailleurs
pas un secret que durant le tournage les deux hommes avaient
beaucoup de mal à se supporter. La promo du film fut
même désastreuse à cause de ça.
Mais au-delà de ces considérations inutiles
et de son succès mitigé en salles, le film en
lui-même vaut largement le détour. Il en surprendra
d’ailleurs plus d’un par son final, inattendu.
La
Haute Définition n’apporte pas toujours une renaissance
flagrante à une image pourtant pas si vieille que ça.
Ici, le master HD ne brille malheureusement pas d’un
éclat flamboyant. Les contrastes et la définition
font cela dit plus belle figure que sur l’édition
SD (indéniablement), mais il n’est pas toujours
évident de se rendre compte que l’on regarde
une image en résolution 1080p. Si SPHE nous a souvent
habitué à de bien plus belles restaurations
que celle-ci (résidus ternes, image assombrie, manque
de piqué, grain trop prononcé…), la facture
générale est malgré tout correcte. Point
d’impression 3D ici, mais un rendu général
soigné tout de même.
Du
coté des pistes audio, le Dolby TrueHD n’apporte
ici pas grand-chose de neuf. Version originale et version
française n’impressionnent véritablement
ni l’une ni l’autre, avec une gestion des dialogues
trop frontale. Le dynamisme général s’en
sort cela dit plutôt bien, même si les effets
surround restent vraiment minimes. La VO est ici tout de même
la piste à privilégier, pour son ampleur davantage
significative et ses dialogues plus immersifs. Doublage FR
sans faute de goût cela dit.
Aucun
bonus à se mettre sous la dent ici, à part deux
bandes annonces promotionnelles - «
Damages » saison 1 et « Rescue Me » saison
1 à 3 - qui seront l’un et l’autre à
découvrir en Blu-ray prochainement.
Artistique |
|
 |
Image |
|
 |
Son |
|
 |
Bonus |
|
 |
Test
rédigé et réalisé par Laurent
F. | 09/06/2008
______________