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Horreur
ou cauchemar, difficile de choisir...  |
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L’université
de Cambridge est en proie à d’inquiétantes
manifestations. Après une expérience scientifique
qui tourne mal, le timide professeur Haddo se réveille
possédé par l’âme et la "conscience"
d’Aleister Crowley, une des figures les plus connues
de l’occultisme et des rituels sataniques d’Angleterre,
mort en 1947...
Un
film de Julian Doyle, avec Simon Callow, Kal Weber, John
Shrapnel, Lucy Cudden...
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Pour
situer l’intrigue et préciser les bases réelles
sur lesquelles elle se positionne, Aleister Crowley était
l’un des auteurs anglais les plus controversés
au milieu des années 1900, et encore considéré
aujourd’hui comme l’un des maîtres de l’occultisme
et de l’ésotérisme contemporain. La presse
britannique le décrivait même en son temps comme
« la personne la plus odieuse d’Angleterre ».
Le sujet avait donc matière à séduire
son public. Mais est ce le fait que Bruce Dickinson, qui n’a
pour seul notoriété que d’être le
chanteur du groupe de Hard Rock « Iron Maiden »,
en ai écrit l’intrigue et la musique, ou bien
le budget manifestement mince dont disposait la production,
ou bien encore le look très « vieille série
anglaise » définitivement poussiéreuse,
lui conférant un aspect très série B
britannique, je l’ignore. Le fait est cependant que
la chose prête souvent davantage au rire qu’à
l’effroi, et pour un film d’horreur, c’est
une chose plutôt navrante vous en conviendrez. Découpée
en quatre jours, tel un compte à rebours vers l’apocalypse,
l’histoire tourne autour de la réincarnation
du timide professeur en cet être de malveillance et
de débauche que fut Crowley. L’approche du réalisateur
reste pourtant quelque peu déstabilisante, hésitant
constamment entre le premier degré d’un fantastique
sérieux et le second degré ouvert à l’expression
subversive et trash. Plus gênant encore, les dialogues
alourdissent considérablement l’ensemble, ce
qui n’aide vraiment pas à l’immersion.
Ajoutons à ces désagréments un final
totalement décalé et peu convaincant. Bref,
soyons claire, « Le diable dans le sang » est
un mauvais film du genre, dans lequel seuls les fanatiques
inconditionnels de rites sataniques ou bien du groupe «
Iron Maiden » (ce peut il que ce soit une seule et même
personne ?) y trouveront un quelconque intérêt
je le crains. Vous voilà prévenus.
Coté
technique, on appréciera par contre le spectacle grâce
à un master HD de qualité plus qu’honorable.
Sans prouesse néanmoins, le rendu 1080p de ce Blu-ray
dévoile quelques plans d’une fort belle richesse
et particulièrement détaillés, soigné
par une palette séduisante, et une image présentant
une agréable profondeur de champs. Les contrastes s’en
sortent avec brio, et la définition générale
fait honneur au support, pour un confort visuel de qualité.
Les
pistes audio de leur coté ne manquent pas d’accroche,
même si on pourra leur reprocher, en version originale
comme en version française d’ailleurs (DTS HD
Master Audio), un manque de finesse et de subtilité.
Les dialogues se détachent cela dit parfaitement de
l’ambiance sonore globale, mais à ce petit jeu,
c’est très nettement la VO qui aura ma préférence,
avec une dynamique accrue. Les effets surround restent basiques,
et la BO quelque peu lourde sur la longueur. Doublage soigné,
les amateurs devraient être comblés.
Pour
ce qui est des bonus, le disque nous en dévoile davantage
que ce que la jaquette n’en annonce, puisque vous trouverez
à l’intérieur un commentaire audio
assuré par Bruce Dickinson et Julian Doyle ; mais également
un making of très promotionnel et
donc dénué de véritable intérêt,
une sélection de scènes coupées
au montage, une interview qui ne manque pas
d’intérêt puisqu’elle nous présente
le fils d’un ancien adorateur de Crowley – ca
vaut le détour même si notre curiosité
ne sera pas véritablement assouvie -, sans oublier
la bande annonce du film.
Précisons
évidement que ce film est également disponible
à la même date en édition DVD.
Artistique |
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Image |
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Son |
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Bonus |
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Test
rédigé et réalisé par Laurent
F. | 26/01/2009
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