En
1945, les armées américaine et japonaise s'affrontèrent
sur l'île d'Iwo Jima. Quelques décennies plus
tard, des centaines de lettres furent extraites de cette terre
aride, permettant enfin de donner un nom, un visage, une voix
à ces hommes ainsi qu'à leur extraordinaire
commandant...
Les soldats japonais qu'on envoyait à Iwo Jima savaient
que leurs chances de survie étaient quasi nulles. Animé
d'une volonté implacable, leur chef, le général
Kuribayashi (incarné par l'acteur Ken Watanabe, déjà
rencontré dans "Le Dernier Samouraï"),
exploita ingénieusement la nature du terrain, transformant
ainsi la défaite éclair annoncée, en
40 jours d'héroïques combats. De nombreux soldats
américains et japonais ont perdu la vie à Iwo
Jima. Leur sang s'est depuis longtemps perdu dans les profondeurs
du sable noir, mais leurs sacrifices, leur courage et leur
compassion ont survécu dans ces centaines de lettres
retrouvées là-bas bien des années plus
tard. C’est en voulant raconter cette histoire que Clint
Eastwood s’est mis au travail et a choisi de réaliser
ce duo cinématographique composé de «
Mémoires
de nos pères » et « Lettres d’Iwo
Jima ». Si le premier des deux films se place du coté
des forces armées de l’oncle Sam, cette seconde
vision de la guerre opposant les Etats-Unis au pays du soleil
levant se situe coté nippon. Probablement plus touchant
et plus convainquant sur les valeurs défendues par
cette batail des plus sanglantes, « Lettres d’Iwo
Jima » est un voyage à la fois intense et poétique
au cœur d’un drame, où les images donnent
un sens à cette guerre qui semblait n’en avoir
aucun. Ce film fut nominé à quatre reprises
aux derniers Oscars (dont une nomination pour la statuette
du meilleur film), et décrocha la Golden Globe 2007
du meilleur film en langue étrangère (il faut
savoir que Clint Eastwood n’a pas souhaité que
son film soit traduit en anglais mais reste uniquement, pour
le territoire US tout du moins, en japonais).
Restituant
avec splendeur toute la magnificence du travail de photographie
effectué par le réalisateur et son équipe
durant le tournage, le master HD offert ici est tout simplement
somptueux. Contrastes et définition en tête,
aucune faiblesse ne vient entacher ce fabuleux spectacle,
qui restitue avec tout autant d’éclat les sombres
denses et intenses des multiples séquences nocturnes,
que le cru glacial et paralysant des scènes de combat.
Une restitution remarquable. Coté audio, on s’étonne
tout d’abord de ne trouver ici aucune piste PCM, contrairement
à ce que propose habituellement l’éditeur
sur ce support. On découvre ensuite l’absence
d’une piste anglaise, avant d’apprendre qu’il
s’agit en réalité d’un souhait de
la part du réalisateur, désireux de présenter
son film en langue japonaise au public américain. On
peut donc s’estimer privilégiés de disposer
d’un doublage FR de qualité, épargnant
aux non japanophiles le supplice de 2h20 de film dans cette
langue. Quoiqu’il en soit, version originale (japonaise)
et version française se montrent à l’arrivée
parfaitement équilibrées, offrant une répartie
idéale sur les 5 enceintes, un découpage des
voix harmonieux, ainsi qu’une dynamique agréable.
Pour
ce qui est des bonus, vous découvrirez tout d’abord
un documentaire résumant le cheminement du réalisateur
et de son équipe dans l’élaboration de
ce (second) projet (20’) ; un second documentaire vous
présentera ensuite la recherche du casting, livrant
au passage les impressions des différents élus
(18’) ; vous assisterez ensuite à la conférence
de presse ainsi qu’à la première du film
à Tokyo ; sans oublier une galerie d’images en
musique et la bande annonce originale.